La production tunisienne de fruits d’été à noyau pour la campagne 2025/2026 devrait atteindre 263 mille tonnes, soit en hausse de 4,6 % par rapport à la saison précédente (252 mille tonnes), portée principalement par une augmentation de 12,6 % des pêches et nectarines, selon les données du GIFruits (Groupement interprofessionnel des fruits).
Cette progression globale cache toutefois des disparités importantes entre variétés et régions. En effet, si les pêches et nectarines (138 mille tonnes) et les prunes « aouina » (17 mille tonnes) sont en hausse, les amandes sèches sont en recul de 5 % (53 700 tonnes) et les cerises « habb el-moulouk » chutent de 27 % (7 mille tonnes seulement). Les abricots se stabilisent à 43 500 tonnes, et les nèfles à 2 800 tonnes.
Le groupement explique ces contre-performances par les changements climatiques croissants, qui perturbent le rythme de production et la maturation des fruits. De plus, la superficie totale exploitée pour ces cultures a diminué de 3 %, passant de 197 562 à 191 635 hectares.
Sur le plan régional, les contrastes sont également frappants. Kairouan reste le premier producteur national avec 39 353 tonnes (+2 %), suivi de Ben Arous (35 938 tonnes, +24 %) et de La Manouba, qui enregistre une croissance record de +26 % (26 090 tonnes). Kasserine progresse également de 10 % (30 663 tonnes).
En revanche, Sfax voit sa production s’effondrer de 36 % (6 363 tonnes), et Mahdia chute de 18 % (7 311 tonnes). Sidi Bouzid, malgré une baisse de ses superficies, parvient à maintenir une production abondante de 22 765 tonnes.