L’édition 2026 du Forum de l’Économiste maghrébin se focalise sur un thème majeur 70 ans après la proclamation d’indépendance du voisinage au partenariat gagnant-gagnant. Lors de son intervention, Hédi Mechri, directeur des publications de Promedia, a souligné que le « Dialogue Tunisie-UE », n’est jamais clos, au regard des liens qui nous unissent, des changements et basculements géopolitiques et de la rapidité des transformations, des mutations technologiques, scientifiques et industrielles.
Heureux de vous accueillir en compagnie de Son Excellence M. Giuseppe Perrone, chef de la délégation de l’UE à Tunis. Notre partenaire de 30 ans. Preuve que ce partenariat, au-delà de l’intérêt qu’il suscite, est à la fois utile et nécessaire.
Merci, monsieur l’ambassadeur, de prendre part à ce dîner-débat d’un genre nouveau.
Comme vous avez pu le constater, nous avons adopté cette année, à l’occasion de la 27e édition du Forum de l’Économiste maghrébin, un format plus restreint, dans l’espoir de mieux discuter, dialoguer et échanger.
Et s’agissant du « Dialogue Tunisie-UE », il n’est jamais clos, au regard des liens qui nous unissent, des changements et basculements géopolitiques et de la rapidité des transformations, des mutations technologiques, scientifiques et industrielles.
Il y a donc besoin, il y a nécessité, de reculer en permanence les frontières et les limites d’un partenariat que les deux parties disent vouloir élever au rang de relation stratégique.
Pour l’anecdote, le hasard a voulu que le débat de ce soir, à l’idée d’impulser une nouvelle dynamique à la coopération Tunisie-UE, a démarré au cours de la cérémonie de commémoration de la Journée de l’Europe le 8 mai, à l’occasion de l’échange des discours entre Son Excellence Giuseppe Perrone, et notre ministre des Affaires étrangères et de la Migration, M. Mohamed Ali Nafti, que je salue à distance.
Deux discours qui se rejoignent à bien des égards. Deux discours aux fins de célébrer le partenariat Tunisie-UE, deux discours pour faire bouger les lignes et peut-être même changer les choses, du moins certaines d’entre elle.
Un échange d’amabilités et d’engagement pour un éco-développement, une prospérité partagée – diplomatie oblige -, mais qui ne saurait masquer une « bienveillante » passe d’armes où l’on voit défiler en filigrane les désidératas des deux parties. Avec au final une convergence de vues et d’intérêts. L’un et l’autre plaidaient pour une association qui consacre la souveraineté de la Tunisie et sa volonté tout autant que celle de l’UE de renforcer les liens à tous les niveaux, notamment à travers un maillage dense, stratégique et prometteur de chaînes d’approvisionnement et de valeur en cohérence avec la nouvelle architecture d’une mondialisation régionalisée.
On en connaît les raisons, on voudrait ce soir savoir comment y parvenir ?
C’est tout l’objet et l’intérêt de cette rencontre.
Merci de votre attention.