À l’issue du sommet Xi-Trump des 14 et 15 mai à Pékin, Chinois et Américains ont annoncé leur volonté de poursuivre l’application de l’ensemble des accords commerciaux déjà conclus entre les deux puissances. C’est ce qu’a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.
Selon Pékin, les délégations des deux pays ont obtenu des « résultats globalement positifs ». Il a notamment été décidé de créer un conseil dédié au commerce et un autre consacré aux investissements, afin de structurer davantage leurs relations économiques et de prévenir de nouvelles frictions commerciales.
Les discussions ont également porté sur l’accès aux marchés agricoles. D’après Wang Yi, la Chine et les États-Unis souhaitent répondre aux préoccupations mutuelles concernant les exportations agricoles et favoriser une hausse des échanges bilatéraux grâce à des réductions tarifaires réciproques.
Au terme de cette visite de deux jours, Donald Trump a salué des accords commerciaux « fantastiques » pour les deux économies, sans toutefois détailler précisément les engagements conclus. Il a également affirmé que Pékin envisageait l’achat de 200 avions Boeing ainsi qu’une augmentation de ses importations de pétrole et de produits agricoles américains.
Cette rencontre visait avant tout à contenir les multiples tensions entre les deux premières puissances mondiales, dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient, les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz… Toutefois, les analystes restent prudents, car en dépit de l’atmosphère cordiale affichée à Pékin, aucun accord majeur n’a été officiellement signé, notamment dans les domaines des investissements ou de l’industrie. Autrement dit, cette séquence diplomatique relèverait davantage d’une tentative de stabilisation politique et économique que d’un véritable rapprochement stratégique entre Washington et Pékin.