Avec près de 70 % des ventes tunisiennes à l’étranger pour une valeur de 44,5 milliards de dinars au cours de l’année 2025, l’Union européenne conserve sa position de premier client et premier fournisseur de la Tunisie. C’est en tout cas ce qu’il ressort des données de l’Institut national de la statistique (INS) publiées récemment.
Toutefois, on remarque que cette concentration structurelle s’accompagne de dynamiques contrastées, marquées par une progression des échanges avec certains partenaires européens, mais aussi asiatiques et arabes.
En effet, la France demeure de loin le premier client de la Tunisie (absorbant 23,3 % de ses exportations). L’Italie et l’Allemagne suivent avec respectivement 16,6 % et 14,4 %. Mais le contraste est saisissant quand on compare ces chiffres (européens) avec ceux de la Libye (3,9 %) et de l’Algérie (2,9 %), considérés pourtant comme faisant partie des principaux débouchés de la Tunisie…
Idem pour les importations, où l’Union européenne occupe également la tête du classement, représentant 43,7 % des achats de la Tunisie, pour un montant de plus de 37 milliards de dinars. Dans ce cadre, l’Italie, la France et l’Allemagne constituent les principaux fournisseurs européens de la Tunisie.
Mais on remarquera que, avec 12,9 % de nos importations, la Chine est devenue le deuxième fournisseur du pays, très loin devant notre voisin l’Algérie (7,6 %) et la Turquie (5 %).
Les chiffres de l’INS montrent une augmentation des importations en 2025 en provenance de quatre pays, à savoir : la France, l’Allemagne, la Chine et la Turquie; mais une forte diminution les échanges avec la Russie et l’Inde.
Grosso modo, en 2025, les échanges extérieurs de la Tunisie sont restés stables avec les partenaires traditionnels, dominés par l’Union européenne, mais aussi par des évolutions graduelles des flux. Ceci dit, notre pays se doit de fournir davantage d’effort de diversification de ses échanges commerciaux en vue de diminuer sa dépendance vis-à-vis de ses partenaires historiques.