Cérémonie de clôture SAP Next-Gen 2022

L’université tunisienne joue dans la cour des grands. C’est lors de la conférence  que l’Université Internationale de Tunis (UIT) et SAP ont célébré, mercredi 21 septembre la cérémonie de clôture du SAP Next-Gen Summer Challenge 22.

Organisé depuis 2017 par l’UIT et SAP, le géant allemand du progiciel, il met en relation des étudiants avec des entreprises et des institutions. Et ce, afin de réaliser des projets innovants, en utilisant les dernières technologies autour du Big Data, de l’IoT (Internet des Objets) et de l’expérience utilisateur.

Cette année, les institutions présentes lors de ce challenge, sont la Douane Tunisienne, la Direction des Pharmacies et Médicaments du ministère de la Santé, et la startup Medicacom, spécialisée dans le développement de solutions digitales pour l’industrie pharmaceutique.

Les projets ont pour objectif de répondre à des problématiques métiers. Et ce, dans le but de proposer des solutions innovantes.

Se diriger vers la transformation digitale

En tout, la sélection portait sur 25 candidats issus de différentes universités tunisiennes. Ils ont formé trois groupes de travail. Ainsi les étudiants choisis ont développé des solutions innovantes qui pourront faire l’objet de projets, brevets ou publications scientifiques.
Ce qui veut dire qu’une telle démarche permet aux étudiants de mieux préparer leur entrée dans le monde professionnel.
C’est aussi l’occasion pour ces entreprises et institutions de bénéficier gratuitement des solutions développées, et ainsi du savoir-faire de ces étudiants pour la transformation digitale.

Projets SAP Next-Gen SC’22

La première équipe a exposé le projet réalisé pour le compte de la startup Medicacom. Ainsi, la problématique initiale concerne le contrôle de température des médicaments et vaccins thermosensibles tels que par exemple le vaccin de la Covid19, bientôt fabriqué en Tunisie.

Actuellement, la température est contrôlée et enregistrée manuellement et périodiquement par le personnel paramédical. D’où l’impossibilité d’identifier tous les changements qui peuvent survenir. Le médicament pourrait donc atteindre l’utilisateur final avec moins d’efficacité qu’il ne le devrait.

Quant à la deuxième équipe, elle a mis l’accent sur la problématique proposée par la Douane tunisienne qui concerne la détection de fraude “valeur”. Car l’intérêt d’aujourd’hui est de digitaliser la douane, qui rappelons le, se trouve dans l’incapacité de détecter la vraie valeur en temps réel. D’où la nécessité d’un système automatisé qui réponde à ces besoins et facilite aux importateurs l’opération de dédouanement le plus vite possible. Ce qui fait que pour mieux résoudre cette problématique, un système de détection du risque de fraude “valeur” a été développé par les étudiants. Il s’agit d’une application qui présente la valeur en temps réel, détecte les déclarations douteuses et aide à la prise de décision instantanée en cas de fraude.

Et pour finir, la troisième équipe a examiné la problématique proposée par la Direction des Pharmacies et Médicaments, concernant le suivi de la distribution des psychotropes et stupéfiants. En effet, ces substances présentent un grand intérêt pour les gangs spécialisés dans le trafic de drogue. D’ailleurs, elles nécessitent un suivi de distribution minutieux et en temps réel pour s’assurer qu’elles sont délivrées aux vrais patients.

Il faut dire que les défis sont de taille. Mais les jeunes diplômés de toutes les universités de la Tunisie sont prêts à relever de nouveaux challenges: notamment en faveur des institutions publiques.

Au final, la cérémonie s’est clôturée par la remise du prix à l’équipe gagnante, Medicacom, en présence du vice-président de l’Université, Maher Tebourbi.

Tout comme il est à noter que ces trois projets sont validés par les institutions. Par conséquent, ils seront déployés, mis en place et fonctionnels dans les proches semaines.

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Nadia Dejoui
Nadia Dejoui, travaille depuis plus de 3 ans comme journaliste politique à l’Economiste maghrébin. Diplômée de l’ESJ-Paris-Tunis ( 2012), elle a acquis de l'expérience comme journaliste free-lance pour plusieurs sites d'actualité comme Webdo , Tunisie Numérique, Direct info et Mena-Post. Elle est passionnée par l’écriture créative et la gastronomie.

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