Sihem Nemsia : Le montant du prêt du FMI n’a pas encore été fixé

“Les négociations officielles avec le FMI démarreront prochainement parce que le programme des réformes a convaincus les équipes techniques du FMI. Ce programme est tuniso-tunisien. Ces réformes qui s’imposent aideront la Tunisie à faire face à la conjoncture difficile. On parle d’un prêt de 4 milliards de dollars, mais la valeur du prêt du FMI n’a pas été encore fixé”, C’est ce qu’a annoncé Sihem Boughdiri Nemsia, ministre des Finances lors d’un panel sur la relance de l’investissement organisé dans le cadre de la 20éme édition du TIF 2022.

“Un éventuel accord avec le FMI sera certes un signal très fort pour les partenaires; pays frères et amis et autres bailleurs de fonds de la Tunisie pour concrétiser leurs promesses et engagement d’appuyer la Tunisie après la conclusion de cet important accord qui clarifiera davantage la vision”, ajoute Sihem Nemsia.

Pour rappel, après des mois de discussions techniques positives avec les membres et les équipes techniques du FMI, le Fonds a annoncé officiellement par Jihed Azour qu’il est prêt pour entamer dans les prochains jours les négociations sur un nouveau programme avec la Tunisie.

Réformes fiscales en Tunisie : Où en est-on ?

Sihem Boughdiri Nesmia, a aussi présenté les grandes lignes de la réforme fiscale proposée dans un document adressé au FMI.

“Cette réforme s’appuie sur trois axes à savoir l’élargissement de l’assiette fiscale, le taux d’imposition et les avantages fiscaux”, a annoncé la ministre des Finances.

Et d’ajouter : “En 2014, on a touché à tous les aspects, mais il y a toujours des reproches quant à notre système fiscal! On va élargir l’assiette fiscale en relation avec les avantages accordés sans procéder à leur suppression. L’avantage doit être au service de l’investissement et de l’investisseur”.

Sihem Boughdiri Nesmia n’a pas manqué de souligner que la réduction des taux va toucher les aspects liés à l’imposition. “L’investissement est un catalyseur de la croissance économique. La fiscalité ne peut pas à elle seule améliorer et relancer l’investissement. C’est pourquoi notre vision est basée sur la rationalisation de la fiscalité. Et ce à travers l’octroi d’avantages à la réalisation de l’investissement tout en assurant le suivi nécessaire”, précise la ministre des Finances.

Pour finir, la ministre a tenu à assurer que l’augmentation du niveau d’imposition n’est pas prévue.

 

 

 

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