ONU : les exportations russes peuvent résoudre la crise alimentaire mondiale

Les produits alimentaires et les engrais en provenance de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie doivent être autorisés sur les marchés mondiaux. Et ce, si la communauté mondiale veut endiguer une crise alimentaire en cours. C’est ce que déclarait mercredi le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Il s’exprimait en ce sens lors d’une réunion ministérielle sur la sécurité alimentaire mondiale.

« Soyons clairs, il n’y a pas de solution plus efficace à la crise alimentaire sans la réintégration de la production alimentaire ukrainienne. Ainsi que des aliments et des engrais produits par la Russie et la Biélorussie, dans les marchés mondiaux », souligne-t-il.

Plus tôt ce mois-ci, M. Guterres avertissait qu’un cinquième de l’humanité était menacée de pauvreté et de faim. Et ce, en raison de la situation actuelle du marché des céréales. Avec la flambée des prix du blé, à la suite des sanctions occidentales imposées à la Russie et à la Biélorussie.

Alors que le président russe Vladimir Poutine déclarait que la menace d’une famine mondiale est le résultat de « l’obsession des sanctions de l’Occident. »

Selon António Guterres, l’opération militaire russe s’est ajoutée aux problèmes qui affectaient déjà la situation; au lieu d’être la seule cause de la crise alimentaire actuelle. A savoir: le changement climatique et la pandémie de Covid-19. La Russie, l’Ukraine et la Biélorussie sont des leaders dans la production d’engrais et de produits alimentaires, qu’il ne faut pas négliger. C’est également ce sur quoi il insiste.

L’ONU pour l’autorisation des engrais et des produits alimentaires russes sur les marchés mondiaux, sans obstacles

Ainsi, António Guterres déclare que Moscou devrait cesser de bloquer l’exportation de nourriture depuis les ports ukrainiens. Dans le même temps, les engrais et les produits alimentaires en provenance de Russie devraient également être autorisés sur les marchés mondiaux; et ce, sans obstacles, poursuit-il.

« Je suis en contact étroit sur ces questions avec la Fédération de Russie, l’Ukraine, la Turquie, les États-Unis et l’Union européenne. Ainsi qu’avec un certain nombre d’autres pays clés. Je suis sûr qu’il reste encore un long chemin à parcourir », déclare encore le responsable.

Pendant ce temps, le secrétaire d’État américain Antony Blinken démentait les allégations selon lesquelles les sanctions contre la Russie seraient à l’origine de la détérioration de la situation alimentaire dans le monde. En effet, il affirme que Washington fait des exceptions aux mesures restrictives pour les engrais et les produits agricoles. Ajoutant que les organisations internationales et les autorités des différents pays concernés peuvent travailler ensemble. Et ce, afin d’ouvrir des couloirs pour l’exportation sûre de denrées alimentaires depuis le territoire de l’Ukraine, tant par voie terrestre que maritime.

Cependant que le porte-parole présidentiel russe Dmitri Peskov  déclarait récemment que les ports ukrainiens sont « fortement minés ». De même qu’ils représentent un danger pour la navigation; et ce, jusqu’à ce qu’on les démine.

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