Hatem Mliki: “C’est aux Tunisiens de choisir leur modèle politique”

Hatem Mliki

Hatem Mliki, ancien député au Parlement, revient sur la démission de Nadia Akacha, la cheffe du cabinet du président de la République. Et ce, lors de son passage sur les ondes de Shems fm, en ce mardi 25 janvier 2022.

Hatem Mliki souligne qu’il faut revenir sur le grand nombre de démissions à la présidence de la République. Tout en soulignant que de nombreuses personnalités, ayant côtoyé de près ou de loin Kaïs Saïed, étaient informées des secrets présidentiels.

Tout comme il rappelle que les raisons des démissions à la présidence demeurent inconnues.

En outre, interrogé sur l’entretien téléphonique entre Kaïs Saïed et Emmanuel Macron, il répond “qu’il est honteux pour Kaïs Saïed de se plaindre de ses citoyens à un Chef d’Etat d’un autre pays”.

Par ailleurs, Hatem Mliki met l’accent sur le modèle politique que Kaïs Saïed tente de mettre en place. Il estime que son projet ressemble  au système iranien depuis l’ascension de l’Ayatollah Khomeini en 1979. Ainsi, il déclare: “Kaïs Saïed tente d’instaurer un modèle qui ressemble à celui de l’Iran.” Puis, il évoque, lors de son intervention, les points de similitudes du système de gouvernance par les bases  appliqué en Iran. A travers les conseils locaux ainsi que les tribunaux spéciaux. A titre d’exemple, il cite la réconciliation pénale qui ressemble précisément aux tribunaux révolutionnaires iraniens.

Alors, il précise dans ce contexte: “C’est aux Tunisiens de choisir le modèle politique qu’ils veulent. Et non qu’on leur impose un autre modèle. Et certainement pas qu’ils se retrouvent devant le fait accompli. Et c’est aux dirigeants politiques de jouer la carte de la transparence.”

Le volet économique

En outre, Hatem Mliki met en garde contre l’exacerbation des crises financières des entreprises publiques (Steg, etc…). Car elles deviennent totalement incapables de respecter leurs engagements et le paiement des salaires de leurs employés. Ce qui conduit la Tunisie à une crise majeure représentée par la coupure de l’électricité. Mais aussi à l’indisponibilité du blé, de la farine, de médicaments et du carburant. Avec possibilité d’arrêt de l’activité ferroviaire, comme il le souligne.

 

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