En parlant de consultation électronique, que sait-on ?

Depuis le 1er janvier 2022, le ministère de la Jeunesse et des Sports a lancé une opération blanche concernant la consultation électronique auprès des jeunes. Elle devrait recueillir les suggestions des Tunisiens concernant les réformes proposées par le président Kaïs Saïed. Cette opération a commencé à Midoun, à Sousse et à Kébili.

Ce qui nous amène à poser la question suivante: y a-t-il eu une campagne de communication afin d’informer les Tunisiens? Plus encore, par quels moyens les jeunes qui se sont déplacés avaient pris connaissance de cette opération? Du moment qu’il n’y a eu aucun spot publicitaire à ce sujet? Et encore, qui a conçu cette plateforme? Autant de questions qui nécessitent des réponses.

Mais pour revenir aux faits et d’après le communiqué du ministère des Technologies, il s’agit d’une opération d’essai ayant débuté le 1er janvier 2022 dans les maisons des jeunes de trois régions du pays. Et toujours selon le communiqué, “la plateforme sera ouverte à tout le monde, à partir du 15 janvier et jusqu’au 20 mars”. Et ce, à travers le portail électronique de la consultation nationale www.e-istichara.tn.

Digitalisation, numérique au service des réformes!

Evoquer la digitalisation, l’accès au numérique afin que les jeunes participent au paysage politique va certes conduire à une nouvelle ère. Mais bien avant cela, a-t-on connaissance de cette plateforme et de comment elle a été conçue? Aujourd’hui, cette question est au cœur de nombreux débats.

Or, Abdel Wahab Hani, président du parti Al Majd, via son post Facebook, souligne le rôle de la start-up Wizzlab’s. Elle aurait apporté son aide à la mise en place de cette plateforme. D’après lui,  Wizzlab’s serait une société étrangère. Et en réponse, l’un des concepteurs de Wizzlab’s, Akil Nagati, fait savoir via son compte twitter: “Wizzlabs n’a rien à voir avec le sujet E-istichara. Le projet a été développé par le CNI. J’ai apporté un conseil technique à titre personnel.”

Rappelons que le CNI est le Centre National de l’Informatique. Ce qui veut dire qu’à l’heure actuelle beaucoup d’interrogations demeurent sans réponse. Autrement dit, une fois de plus l’incertitude règne et c’est au gouvernement de s’exprimer.

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