Hatem Ben Salem : “Il serait plus logique que les présidentielles précèdent les législatives”

Hatem Ben Salem

Evoquer le paysage politique parmi d’autres questions. Tel est en partie le contenu de l’entretien qu’a eu l’ancien ministre de l’Education Hatem Ben Salem sur les ondes de Shems FM, en ce mardi 21 décembre.

Commentant les décisions prises par le président de la République Kaïs Saïed dans la soirée du 13 décembre, Hatem Ben Salem a souligné : “Je les considère comme un pas en avant, mais nous devons nous interroger vers quoi cela nous mènera-t-il ? Aujourd’hui, il est nécessaire de simplifier ces décisions aux Tunisiens. De plus, il serait plus logique que les présidentielles précèdent les législatives. Car si je prends les décisions du 13 décembre, il est important de savoir comment instaurer un Etat de droit juste, d’une part. D’autre part,  il faut comprendre que les temps politique, économique et social doivent se coordonner ensemble. Et c’est au chef de l’Etat d’accorder la priorité au volet économique. De plus, il n’est pas normal qu’on garde la même gouvernance. D’où la solution qui consisterait à aller vers un régime présidentiel. Car si on maintient le même système électoral, cela entraînera de nouveau un parlement qui sera en conflit perpétuel avec le président de la République.”

Vers la disparition de la classe moyenne

“Un constat s’impose à nous, c’est qu’en attendant les élections du 17 décembre 2022, la situation économique sera de plus en plus difficile, entraînant la disparition de la classe moyenne. Celle-ci représente 80% de la société”, poursuit-il.

Et de poursuivre : “Elaborer une nouvelle Constitution ne résoudra pas le problème. Aujourd’hui, il est nécessaire d’unir les Tunisiens à travers un contrat social unifié pour tous”.

En outre, Hatem Ben Salem a expliqué que certains domaines auraient dû être réformés en Tunisie, comme la fiscalité, puisque l’argent est là.

Et de conclure : “Ainsi une réforme fiscale est inéluctable. Prenons l’exemple de Singapour, qui était l’un des pays les plus pauvres ; aujourd’hui, il est devenu le pays le plus riche. En somme, la réforme fiscale sauvera la Tunisie”.

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