Foued Lakhoua : “Aujourd’hui, il faut souffrir pour investir”

Foued Lakhoua

L’Economiste Maghrébin a organisé fin novembre un débat avec les chambres mixtes. La question était de savoir pourquoi cette perte d’attractivité du site Tunisie? Qu’est-ce qui explique ce désappointement? Quelles en sont, en quelque sorte, les raisons? Que faire pour remettre les choses à l’endroit et pour améliorer l’attractivité du site Tunisie dans l’immédiat, à moyen et long terme?

Foued Lakhoua, Président de la Chambre tuniso-française de Commerce et d’Industrie (CTFCI) a rappelé, lors de ce débat, que la Tunisie présentait plusieurs avantages pour les investisseurs (apport technologique, coût de la main-d’œuvre hautement qualifiée…).

“Malheureusement, après la révolution, on a supprimé des avantages fiscaux pour les remplacer par des centaines de textes règlementaires. Ce qui n’encourage pas à investir. Aujourd’hui, Il faut souffrir pour investir”, regrette le président de la CTFCI.

Et d’ajouter qu’au niveau de la CFTCI, “il n’y a pas eu d’investissement sur les quatre dernières années. Mais on a réussi à conserver l’ensemble des entrepreneurs qui ont déjà investi en Tunisie. Et ce, malgré toutes les difficultés sociales, économiques et politiques”.

Foued Lakhoua a tenu à souligner qu’il ne faut pas laisser l’aspect politique dominer le débat. Bien qu’il soit le plus important pour mettre le pays sur la bonne voie. “Il y a aussi des pistes d’amélioration de la situation”, estime le président de la CTFCI.

Optimiste, Foued Lakhoua a aussi déclaré que si on envisage des améliorations, elles ne peuvent être que politiques, économiques et sociales. Elles doivent toucher tous les secteurs. Il faut aussi déterminer les objectifs à atteindre au niveau de chaque secteur.

Sur le plan politique, le président de la CTFCI recommande de reprendre l’actuelle constitution et le code électoral.

“Sur le plan économique, il faut accorder les incitations nécessaires aux investisseurs et leur assurer la stabilisation fiscale, politique et économique. S’agissant du plan social, il faut réduire les grèves sauvages”, conclut-il.

 

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