Marianne Catzaras au marché de la poésie à Paris et bientôt à Tunis

De quoi est faite la poésie? Comment pourrait-on la définir? « C’est sans doute de tous ces petits fragments qui font notre vie de tous les jours », souligne Marianne Catzaras, photographe et poète.

Marianne Catzaras ajoute: « Toute cette mémoire qui nous suit et nous poursuit et que l’on retrouve dans les textes de ceux qui écrivent où finitude et désir d’éternité se rencontrent, où douleur et bonheur s’accompagnent. C’est cela que nous retrouvons dans le livre de Marianne Catzaras publié aux éditions Bruno Doucey. Des mots mis ensemble qui racontent la ville, les ports, la mère partie trop tôt, les pays qui se superposent, les langues qui se confondent. Et les maisons ouvertes, entrouvertes et fermées. C’est le titre énigmatique du recueil « J’ai fermé mes maisons. »

« Un livre pour faire entendre ce que les mots ne disent pas, un murmure, une histoire à peine. La main qui ne peut attraper le nuage, des bateaux à quai, le silence des pierres…  » écrit l’éditeur.

J’ai fermé mes maisons

« J’ai fermé mes maisons. Une à une ce matin. Et je pars. Mes maisons celles d’hier. Et celles d’aujourd’hui. »Le poète  regarde, entend, observe, lecteur et témoin du présent et du passé. Il écrit, il raconte avec ses fantômes, ses rêves et ses déchirures. »

Le livre est ponctué de photographies qui accompagnent les mots. Et comme pour amplifier le sens, comme pour tisser des liens entre les langues. Entre les êtres et les pays, entre le passé et le présent de l’écriture.

Chemins archéologiques, impasses provinciales, une femme se cache le visage sur ses images. La photographe reconnue, l’auteur a posé ses ancres sur des mots cette fois-ci.

Et de conclure: « Un chemin triste dirait- on, sinueux et transparent; mais d’une grande beauté. L’exil est sans doute la musique de fond de ce recueil. La Grèce et la Tunisie se retrouvent dans la langue française. Les îles dialoguent avec les villes. Le livre se fait l’écho de cette pluralité, une histoire de carrefours et de polyphonies. Une expérience de tous les jours où la parole résiste au silence.

« Combien de pluies faut-il pour laver les hommes, combien de cris pour calmer leurs douleurs, combien de maisons incendiées d’enfants assassinés… »

Un texte très fort habité par les turbulences identitaires parsemé de faits historiques, d’un attentat qui a fait l’actualité aux figures mythologiques célèbres qui voyagent.

L’ autobiographie se mélange à la grande histoire du monde

L’auteur célèbre ses pays et leurs failles, convoque les faits politiques avec pudeur et son histoire personnelle . L’autobiographie se mélange à la grande histoire du monde.

Mais n’est-ce pas cela écrire? Inviter les strates historiques sur ses pages, conjuguer l’intime et la foule qui marche. Actuellement en Ardèche à Lentillères en résidence d’écriture, à l’atelier le Bas Cros, créé par un poète Jasmin Limans et sa compagne auteur Marie Lo Pinto, grâce à la Drac Rhône Alpes. Accompagnée par Joséphine de Saint-Seine artiste plasticienne. Un livre d’artistes devrait voir le jour. Marianne Catzaras sera au marché de la poésie à Paris pour quelques signatures et lectures aux éditions Bruno Doucey, grand éditeur de poésies et poète qui œuvre avec sa femme Murielle Szac romancière à faire de la poésie un moyen de lutter contre tous les extrémismes.

Rappelons que le livre sera disponible à Tunis en novembre . « J’ai fermé mes maisons » – Editions Bruno Doucey. Juillet 2021.

 

 

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