Riadh Sidaoui :  » Nadia Akacha ou une personnalité économique à la Kasbah »

Riadh sidaoui
Le politologue tunisien Riadh Sidaoui.

Pour le directeur du Centre arabe de recherche et d’analyse politique et sociale (Caraps) de Genève Riadh Sidaoui, Kaïs Saïed désignerait la ministre-conseillère, directrice du cabinet du président de la République Nadia Akacha au poste de Chef de gouvernement ou il choisirait une personnalité économique pour ce poste. Dans une vidéo publiée sur sa chaine Youtube, il estime , également, que le président de la République annoncerait  prochainement la date des élections anticipées.

Commentant les informations qui circulent récemment selon lesquelles Nadia Akacha serait le prochain chef de gouvernement, Riadh Sidaoui estime que Kaïs Saïed n’a pas oublié «  la trahison de Hichem Mechichi. Hichem Mechichi est un haut cadre inconnu qui est devenu un ministre de l’intérieur puis chef de gouvernement grâce à Kaïs Saïed  mais, il a préféré s’allier avec mouvement ennahdha, coalition al-karama et qalb tounes ».

D’ailleurs, Riadh Sidaoui explique que le président de la République prend son temps pour choisir un bon chef de gouvernement «  car il sait pertinemment qu’il n’a pas le droit à l’erreur surtout que tous les regards sont braqués sur lui ». Pour lui,  désigner une femme au poste de chef de gouvernement est un message positif aux partenaires économiques de la Tunisie surtout qu’il s’agit d’une femme universitaire ayant une thèse en droit.  Par ailleurs, il a regretté que le FMI préfère une personnalité économique à la tête de la présidence du gouvernement pour mener les réformes.

Revenant sur les manifestations du 18 septembre contre Kaïs Saïed, il estime que ces manifestations ont été un échec et elles n’avaient rien de populaire. Il indique que Kaïs Saïed a pu renforcer son pouvoir notamment grâce aux nouvelles nominations qu’il a effectuées au ministère de l’Intérieur et au niveau du mouvement  des gouverneurs et délégués «  ainsi, il a coupé l’herbe sous les pieds du mouvement Ennahdha, qui a implanté ses partisans dans les appareils de l’Etat pendant les dix dernières années ».

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