Le FTDES propose une feuille de route socio-économique pour l’après 25 juillet 2021

FTDES

La présidence de la République ne doit pas ignorer les aspects économiques et sociaux de la feuille de route de l’après 25 juillet 2021. C’est ce qu’affirme le porte-parole du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) Romdhane Ben Amor, dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com.

En effet, le porte-parole de l’ONG affirme que le FTDES a toujours souligné l’importance d’accorder un intérêt particulier aux problèmes socio-économiques en Tunisie et ne pas se contenter de débloquer le problème politique. D’ailleurs, le FTDES, dans le cadre des réformes socio-économiques, a proposé une panoplie de mesures à la présidence de la République.

A ce propos, les propositions en question portent, entre autres, sur la fiscalité et la lutte contre la corruption en Tunisie.

Il s’agit, ainsi, de :

  • Assurer le recouvrement des impayés de l’Etat. Le FTDES avance que les impayés de l’Etat atteignent 12600 millions de dinars;
  • Rationaliser, voire alléger les incitations fiscales. La même source soutient que le montant des incitations fiscales atteint 56 644 millions de dinars;
  • Lutter fermement contre l’évasion fiscale;
  • Œuvrer pour imposer un impôt sur la fortune;
  • Imposer un nouvel impôt sur les secteurs ayant tiré profit de la crise sanitaire;
  • Lutter globalement et fermement contre la corruption sans exception aucune;
  • Démanteler les réseaux entre la politique et l’argent sale;
  • Eviter de diaboliser les entreprises économiques, à travers la révision des incitations fiscales et financières, mettre en place un contrat entre l’Etat et l’entreprise qui se base sur les incitations en contrepartie de la contribution au développement régional, élargir l’assiette fiscale, élaborer une loi sur la RSE, mettre en place une grille salariale incitatrice à la création de la richesse;
  • Amender le code de change;
  • Renforcer le contrôle sur l’économie informelle;
  • Maîtriser les dépenses publiques;
  • Revoir l’indépendance de la Banque centrale de Tunisie;
  • Activer le travail diplomatique pour mobiliser le plus grand soutien financier pour l’expérience tunisienne;
  • Œuvrer pour la suspension des dettes pendant trois ou cinq ans;
  • La suspension de l’importation des produits secondaires et revoir à la hausse les tarifs douaniers des produits importés semi-secondaires;
  • Contrôler l’expansion des franchises;
  • Re-négocier un certain nombre d’accords commerciaux ayant causé le déficit commercial;
  • Réduire les transferts de bénéfices des IDE vers l’étranger et œuvrer pour les réinvestir en Tunisie.

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