Mais qui cherche à assassiner notre Président ?

interférences étrangères

On ne cesse de polémiquer sur ce qui s’est réellement passé lors de cette journée fatidique du 25 juillet 2021. Et sur ceux qui ont intérêt à ce que le projet présidentiel échoue. Par tous les moyens, y compris l’assassinat du Président. Bref à qui profiterait le crime?

Que sait-on au juste des raisons qui ont poussé le président de la République, Kaïs Saïed, à prendre le 25 juillet 2021 une série de mesures exceptionnelles? Lesquelles ont révolutionné la scène politique tunisienne et même régionale au sens propre du terme.

En vérité, peu de choses. Si ce n’est que, désormais, plus rien ne sera comme avant. Puisqu’un éventuel retour à la case départ est totalement exclu.

Parano à Carthage ?

Le Président avait-il pris ses ennemis monde de vitesse car il craignait un complot ou un coup d’Etat visant à le destituer? Craignait-il pour sa vie, d’où les allusions incessantes à des « plans » visant à l’éliminer, quitte au recours à l’assassinat? Mystère.

De la paranoïa à Carthage? Non, plutôt des inquiétudes à ne pas prendre à la légère. La preuve? Notre confrère arabophone Al Chourouk révélait dans son édition du dimanche 22 août que des unités sécuritaires auraient arrêté un terroriste qui planifiait l’assassinat du président de la République; et ce lors d’une visite effectuée dans l’une des villes du Sahel.

Les grandes oreilles d’Alger

On murmure même que le locataire du palais de Carthage aurait été alerté par son homologue algérien, Abdelmajid Tebboune, de l’existante d’un plan visant à l’éliminer physiquement. Et ce, sur la base de rapports émanant de services du contre-espionnage algérien.

D’où  les multiples communications téléphoniques ces derniers temps entre les deux hommes. Ainsi que le ballet de déplacements du ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, en Tunisie, en tant qu’émissaire spécial du président algérien.

D’ailleurs, il était parmi nous, hier lundi 23 août 2021. Sachant que c’est le troisième déplacement du chef de la diplomatie algérienne dans notre pays. Et ce, depuis le 25 juillet, date de l’annonce des dispositions exceptionnelles.

Mourir en martyr

Rappelons dans ce contexte que le Président avait pour la première fois pointé du doigt les islamistes. Et ce, lors d’une allocution prononcée vendredi 20 août 2021. A l’occasion d’une cérémonie de signature de la convention de distribution des aides sociales en faveur des familles démunies. Assurant qu’ils sont à des années-lumière des préceptes de l’Islam. Tout en précisant qu’il est au courant des plans d’assassinat le visant. « Je suis au courant de ce qu’ils manigancent. Je leur dis que je n’ai peur que de Dieu, malgré leurs tentatives misérables ». Avant d’ajouter: « Si je meurs, aujourd’hui ou demain, j’irai en martyr à l’autre rive, auprès du plus Juste des Justes ». Le message présidentiel est clair et sans ambigüité. Et c’est tant mieux.

 Les islamistes pointés du doigt

A savoir que ce n’est pas la première fois que Kaïs Saïed parle d’une tentative d’assassinat. Ayant déjà fait allusion à un autre plan ourdi par une personne qui serait partie à l’étranger et aurait planifié son éviction par tous les moyens, y compris en l’assassinant. Une allusion à peine voilée à son ennemi juré, Rached Ghannouchi. Mais sans le nommer.

D’autre part, il y a lieu de rappeler à cet égard que lors de l’audience qu’il avait accordée le 15 juin dernier au palais de Carthage à l’ancien chef du gouvernement Hichem Mechichi ainsi que les anciens, Ali Laarayedh, Elyes Fakhfakh et Youssef Chahed, le chef de l’Etat avait notamment souligné que « les vrais patriotes n’organisent pas de réunions à l’étranger en vue de trouver un moyen pour écarter le président de la République, même en l’assassinant ». En précisant qu’il est « conscient de ce qu’il dit et qu’il détient des informations certaines à ce sujet ».

Des révélations fracassantes

Pour sa part, le directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales (CARAPS) basé à Genève, Riadh Sidaoui, déclarait hier lundi 23 août sur les ondes de Jawhara FM qu’en réalité, « Kaïs a activé l’article 80 de la Constitution et pris les rênes du pays pour empêcher un coup d’Etat ».

Ajoutant que « Hichem Mechichi, Rached Ghannouchi, Hasna Ben Slimane et même l’ancien ministre de la Défense Brahim Bartagi avaient l’intention d’intenter un coup d’Etat contre le président de la République ». Une hypothèse qui reste à vérifier.

Toujours selon l’analyste basé en Suisse, « Rached Ghannouchi aurait demandé à la chaîne Al Jazira de diffuser depuis le domicile de Hichem Mechichi un message vidéo adressé aux forces de l’ordre les appelant à se rebeller contre le président de la République ». Ainsi assure-t-il. Ajoutant que « la véritable raison de la fermeture du bureau d’Al Jazira en Tunisie n’est pas en rapport avec la liberté d’expression. Mais parce que la chaîne serait impliquée dans cette tentative de coup d’Etat ».

Si ces révélations se révélaient authentiques, elles seraient gravissimes.

Une grosse affaire à suivre.

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