Abir Moussi appelle à une vision claire sur le potentiel de l’économie tunisienne

Abir Moussi

Abir Moussi, la présidente du Parti Destourien Libre, est revenue sur les derniers événements de l’après 25 juillet. Elle a dressé un état des lieux de la situation générale, via sa page officielle Fb.

Abir Moussi évoque entre autres plusieurs points et elle met l’accent sur l’importance de trouver des solutions à la situation économique, politique, judiciaire et sociale.

En outre, elle annonce: « Nous n’acceptons pas le détournement de la joie des Tunisiens qui voulaient destituer Rached Ghannouchi.  Rappelez-vous que les Tunisiens quand ils sont descendus dans les rues pour fêter vos décisions, ils croyaient à la fin de règne de Rached Ghannouchi et ses alliances. Or, on voit qu’aucune décision n’a été prise à leur encontre. Plus encore, Rached Ghannouchi se la coule douce. D’ailleurs, il est en train de recevoir tout le monde chez lui et donne les interviews aux médias étrangers. »

« Créer un gouvernement le plus tôt possible »

Par ailleurs, Abir Moussi met l’accent sur l’importance de créer un gouvernement le plus tôt possible. Car ni la situation économique ni la situation sanitaire ne permette de tergiverser. Tout en s’interrogeant: « Où est le gouvernement que vous avez promis de former? Et quelles sont les procédures pour sa formation? Où en sommes-nous de la vaccination? »

Tout comme elle pointe du doigt les dossiers en suspens. Comme celui de l’assassinat politique de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Mais aussi l’envoi des jeunes dans les zones de conflit… « Il faut que les vrais commanditaires soient traduits devant la justice, en premier lieu Rached Ghannouchi », réplique-t-elle.

Autre élément évoqué, celui de la réforme de l’économie. Ainsi la présidente du PDL souligne que pour baisser les prix, ou améliorer la capacité d’achat des Tunisiens, des appels présidentiels en vidéos sur la page de la Présidence de la République ne suffisent pas. Mais cela nécessite une stratégie nationale avec une vision économique et l’intervention institutionnelle de l’Etat.

En outre, elle dénonce l’absence de grandes lignes du projet de budget de l’Etat pour l’année 2022, le projet de loi de finances rectificative qui devait voir le jour en juillet 2021. Autrement dit, elle demande une feuille de route et d’une vision d’avenir claire.

 

En somme, il y a urgence à prioriser la situation économique et sanitaire avant qu’il ne soit trop tard. Car les défis d’aujourd’hui sont par excellence sociaux, économiques et technologiques. Il va falloir être à la pointe de la technologie! On se demande si cela est possible pour mettre en place une économie 4.0.

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