L’amélioration des compétences dans les régions, un levier de développement régional

modèle de développement

« L’investissement dans l’amélioration des compétences des ressources humaines dans les régions intérieures devrait être un levier de développement régional ». C’est ce que constatent les intervenants au webinaire de la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie (CTFCI). Ce débat en ligne a été organisé, jeudi 1er avril sur le thème : « Développement régional, nouveau levier pour la Tunisie ».

« L’investissement et la création de la valeur dans les régions intérieures sont non seulement possibles, mais également porteurs de synergies nouvelles ». C’est ce qu’a fait ressortir cette rencontre en ligne organisée en collaboration avec la Fondation Tunisie pour le Développement.

En effet, les intervenants ont été unanimes quant à l’existence d’un vrai gisement dans les régions intérieures, de ressources humaines bien formées et compétentes mais gagnées, paradoxalement, par le doute et le désespoir.

Toute l’action des intervenants publics et privés devrait ainsi être orientée vers l’amélioration des compétences, ou « soft skills » de ces ressources. Et ce via une formation complémentaire adaptée aux besoins des entreprises. L’objectif consiste à permettre à ces jeunes d’avoir une foi en l’avenir et de réussir leur intégration professionnelle.

Croire et investir dans les régions

L’ancien ambassadeur de la France à Tunis, Serge Degallaix assurait la modération de ce webinaire. Il a souligné l’importance de créer une mécanique qui permet aux régions intérieures de se développer, de rayonner et d’exploiter de façon optimale les potentialités disponibles.

Pour lui, cette transition est possible. Et ce dans la mesure où les ressources existantes impliquent un mouvement inverse des opérateurs appelés à croire et à investir dans ces régions tout en prenant en considération leur contexte particulier.

Éliminer les contraintes

Pour sa part, le PDG de l’APII, Omar Bouzouada, a rappelé que la nouvelle loi sur l’investissement d’avril 2016 a introduit des dispositions et encouragements. Ceux-ci  accordent, en effet, une discrimination positive pour l’investissement dans les régions intérieures. Il a, toutefois, estimé que, quatre ans après son entrée en vigueur, cette loi nécessite actuellement des aménagements. L’objectif étant d’éliminer certaines contraintes inhérentes à l’octroi de certains avantages et à l’amélioration de l’attractivité de ces régions.

Trois entreprises ont témoigné de la réussite de leur implantation dans les régions intérieures. Elles ont montré que la décision d’investissement ou d’implantation dans les régions ne dépend pas seulement de la qualité des infrastructures ou des avantages accordés par l’Etat à ce genre d’investissement, mais également de la volonté et de la vision du chef d’entreprise.

Le DGA de Delice Danone Olivier Gachon pense que les régions sont essentielles à l’existence des entreprises et à leur croissance. En dépit de toutes les difficultés et insuffisances, cette entreprise est parvenue, au cours des dix dernières années, à lancer deux grands projets. Le premier une usine de collecte et de transformation de lait à Sidi Bouzid. Le second, une usine d’eau minérale à Jelma.

Preuve de patience

Le DG de INFO’LIB (numérique), Ies Ben Hamida, a précisé que sa décision de créer une filiale à Béja s’inscrit parfaitement dans sa démarche de diversification. L’impact de la pandémie Covid-19 ne l’a pas dissuadé. Bien au contraire, l’idée a vite germé. Et ce dans la mesure où cette filiale, installée en un mois, sera dédiée à la recherche et développement. Elle devrait voir ses effectifs progressivement renforcés.

Au final, le patron de la société Impact Player Ridha Bouasker a des ressources à Hammamet, Siliana et bientôt Béja. Il a considéré que l’investissement dans les régions relève de la RSE. Ridha Bouasker a, en outre, affirmé l’existence de gisements de compétences dans les régions. Il a aussi estimé que pour réussir, il importe d’impliquer les managers locaux et de faire preuve de patience. Et ce dans le processus de formation et d’apprentissage des jeunes recrus.

Avec TAP

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