Moody’s – Radhi Meddeb : « La notation est appelée à connaître une nouvelle dégradation »

Radhi Meddeb

Radhi Meddeb a commenté dans post sur les réseaux sociaux la notation de Moody’s. En effet, l’agence a abaissé le 23 février la notation souveraine de la Tunisie de B2 à B3. Et ce, tant pour la dette en devises qu’en dinars; mais aussi pour celles de la Banque centrale de Tunisie.

Pour Radhi Meddeb, il faut en retenir plusieurs éléments.

Tout d’abord que la Tunisie passe depuis plusieurs années par une situation de crise économique et financière; sans arriver à engager les réformes nécessaires.

Ensuite que la situation politique, avec la fragmentation du parlement et la discorde au plus haut niveau de l’État, entraîne une faible gouvernance et l’incapacité à engager les réformes.

Et encore, que l’absence d’un dialogue avec les parties prenantes et la société civile ne favorise pas l’adoption et la mise en œuvre d’un plan de redressement des finances publiques et des comptes extérieurs du pays.

Par ailleurs, l’état délabré des finances publiques ne permet pas d’accompagner les réformes douloureuses à venir d’un soutien effectif aux catégories pauvres et vulnérables de la population.

Tout en sachant que l’adoption des réformes nécessaires se heurte à des intérêts sociaux et catégoriels puissants; de même qu’à des contestations préalables permanentes.

Et le retard pris dans la négociation d’un accord avec le FMI complique la capacité de l’État à couvrir ses besoins de financement bruts.

En outre, la dette publique atteint des niveaux élevés. Augmentée des garanties accordées aux entreprises publiques, elle risque d’être insoutenable.

Quant à la part en devises de la dette publique, elle augmente d’année en année, atteignant des niveaux non soutenables.

Enfin, le non engagement des réformes risque de mettre en cause la soutenabilité de la dette extérieure du pays.

Alors, « la plus mauvaise nouvelle dans tout cela, c’est probablement la perspective négative dont est assortie la notation. En clair, cela veut dire que, sauf miracle, la notation est appelée, à court terme, à connaître une nouvelle dégradation ». Ainsi conclut Radhi Meddeb.

 

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