Marwen Trabelsi: « A moitié d’âme », propose une image qui interpelle le cœur

A moitié d’âme

Le jeune réalisateur tunisien Marwen Trabelsi vient d’achever le tournage de son nouveau film « A moitié d’âme ». C’est  un court métrage de fiction produit par El Horra Productions. Actuellement en phase de montage, sa première est prévue pour le début de l’année 2021.
Le film est d’une durée de 25 minutes. Il  réunit comme personnages principaux l’homme de théâtre Abdelkader Ben Said et la petite fille Emna Halfaoui.

« A moitié d’âme  »  relate l’histoire de Naji et Amal, père et fille, vivant dans une ancienne usine désinfectée aux environs de la ville. Naji a perdu récemment son travail. Pour survivre, il récupère de vieux objets hétéroclites qu’il vend par la suite. Un jour sa fille tombe malade d’une tumeur au cerveau. Il a écouté sur une chaîne de radio une annonce où on propose le commerce des âmes dont la grande valeur monétaire concerne la catégorie des suicidaires.

Naji passe le test. Mais à son grand malheur, il ne lui reste que dix ans à vivre. Cela ne couvre pas les frais de l’opération de sa petite fille. A propos de son film le réalisateur s’explique « Nous vivons à une époque où l’être humain n’a plus de valeur. L’homme dénué de toute humanité, tout est matérialisé. Tout devient objet de marchandise.

Le film se propose de traduire ces sentiments. Il pourra paraître désuet et même fleur bleue, diraient certains esprits imbus de rationalité. C’est l’univers du conte, de la magie enfantine ».

Observer le monde avec une imagination toute enfantine

Et de poursuivre » Dans cette histoire, je mélange, rêve amour et tristesse. Je propose de voir la vie comme la mort, à travers les yeux de mon personnage et d’observer le monde avec une imagination toute enfantine. Ainsi, vais-je explorer la frontière entre réalité et fiction et proposer une image finale qui interpelle avant tout le cœur. Et ré enchanter ces beaux sentiments qui font de nous ce que nous sommes: des êtres humains, dans une société où la marginalité devient la norme et l’argent devient le maître du monde sans scrupule Le film essaye de construire une atmosphère hybride et ironique à la fois ». Car ajoute-t-il « Dans une société capitaliste de plus en plus matérielle, la marginalité sociale et la précarité matérielle ne cessent d’affecter des franges de plus en plus importantes de la société ».

 » A moitié d’âme ‘ est le cinquième film du réalisateur après « L’homme qui est devenu un musée » un film a qui a eu un large succès dans de nombreux festivals en décrochant notamment le prix du meilleur documentaire au MENA Film Festival» à La Haye ( juin 2020) et les prix de la meilleure réalisation et de la critique et le prix de la chambre marocaine du film documentaire au festival international du film documentaire de Khouribga au Maroc (décembre 2019).

Avec TAP

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