Attentat à Nice : par malheur, la bête immonde s’avère être des nôtres

Attentat Nice octobre 2020

Une attaque au couteau survenait hier jeudi dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice. A l’issue de laquelle trois personnes ont été tuées. Et il s’avère qu’elle est l’œuvre d’un jeune immigré clandestin tunisien. Mais au delà de l’horreur du crime perpétré dans un lieu de culte, la réaction de la diplomatie tunisienne fut tardive et inappropriée.

En effet, la ville de Nice est de nouveau sous le choc. Et ce, après l’attaque au couteau dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption. Elle se solde par le décès de trois personnes- deux femmes et un homme-  et plusieurs autres blessés.

Car, cet acte criminel est perpétré quatre ans après l’attentat terroriste islamiste au camion-bélier. Lequel se déroulait à Nice, dans la soirée du 14 juillet 2016, sur la promenade des Anglais.

Douche froide

Jusqu’à la dernière minute, l’on espérait que l’auteur de ce crime abject ne soit pas des nôtres. Les enquêteurs ne disposant que d’un papier de La Croix Rouge avec son patronyme.

Puis, la douche froide survenait et le verdict tombait tard dans la nuit: pour notre malheur, l’attentat est l’œuvre d’un jeune Tunisien. Tristesse, abattement, colère et consternation.

Un criminel sans antécédent

Selon le procureur anti-terroriste chargé de l’affaire, Brahim Aouissaoui, l’assaillant de l’attentat à la Basilique de Nice, est né en 1999 à Hajeb Layoun dans le gouvernement de Kairouan. Des documents de la Croix-Rouge italienne ont été retrouvés dans son sac, à l’intérieur de la basilique.

Tout d’abord repêché par un bateau de secours italien le 20 septembre. On le plaçait ensuite en quarantaine à Lampedusa, une île italienne au large de la mer Méditerranée. Avant d’être visé par une obligation de quitter le territoire et laissé libre.

Puis, il entrait clandestinement en France, où il ne faisait pas de demande d’asile. « Il n’est pas connu des services de renseignement, ni d’ailleurs des services de police ». C’est ce qu’affirme le magistrat français.

Scène d’horreur

Toujours selon l’enquête de la police technique et scientifique, alors que la basilique avait ouvert à 8h30, l’attaque s’est produite vers 9 heures.

Ainsi, l’assaillant est entré dans la basilique en possession d’un sac contenant plusieurs couteaux. Comble d’horreur, le meurtrier avait décapité une femme habituée de l’église âgée de 60 ans, égorgé le sacristain de la basilique, un homme d’environ de 55 ans, père de deux filles. Avant de poignarder une Brésilienne de 44 ans, mère de trois enfants, laquelle a succombé à ses blessures dans un bar situé à proximité.

L’assassin a été transporté dans un hôpital de la ville en état d’urgence absolue. Et sa chambre est sécurisée par des effectifs de la police nationale. Durant son transfert, l’homme, qui avait un couteau de 30 cm à la main, ne cessait de répéter « Allah Akbar ». Les policiers ont tenté sans succès de le neutraliser avec un pistolet à impulsion électrique; avant de lui tirer dessus à quatorze reprises.

Amateurisme

Or, en réaction à cet horrible attentat terroriste perpétré par un ressortissant tunisien, le ministère des Affaires étrangères s’est contenté de publier un communiqué, plusieurs heures après le drame.

Mais, n’était-il pas plus judicieux que le président de la République, Kaïs Saïed, appelle sur le champ son homologue français, Emmanuel Macron pour lui présenter ses condoléances? Manque d’empathie, rigidité intellectuelle, méconnaissance des arcanes des relations internationale et amateurisme.

C’est triste à en mourir.

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