Les difficultés financières du Groupe Chimique alimentent la colère de ses cadres et agents

groupe chimique tunisien

A cause de la  situation critique du Groupe chimique tunisien, le syndicat des agents et celui des cadres du siège social de l’entreprise publique  protestent devant le ministère de l’Energie et des Mines, aujourd’hui 23 septembre.

Contacté par leconomistemaghrebin.com, le secrétaire général adjoint des cadres du siège social du Groupe Chimique à Tunis, Khalil Khazmi affirme que tous les cadres et agents du siège social ont manifesté devant le ministère de l’Energie, des Mines et de la Transition énergétique.

Les fonctionnaires ont tenu à faire entendre leurs revendications. Le syndicaliste affirme que la protestation est menée suite aux propos médiatisés de la Direction générale. A propos de la crise financière du Groupe. Et son incapacité à verser les salaires pour ses employés. Et même à assurer ses équilibres financiers.

Ainsi les principales revendications des salariés, selon la même source,  auprès du ministère de tutelle se résument en trois points :

– L’injection de la liquidité pour assurer la continuité et la pérennité de l’organisme. « Lequel a tant donné à la patrie. Principalement au niveau de la sécurité alimentaire».
– Sécuriser le transport du phosphate  vers le Groupe chimique
-Élaborer un Business plan clair pour le sauvetage du secteur du phosphate. «  D’ailleurs, la reprise de la production du phosphate est un élément de relance pour l’économie dans ce contexte particulier ».

Khalil Khazmi a également indiqué que la reprise de l’activité des phosphates pendant les cinq prochaines années sans interruption pourrait contribuer au remboursement des dettes. Auprès des instances internationale. «  Voire ne plus s’endetter ».

Revenant sur la situation actuelle du Groupe chimique, il affirme que le Groupe chimique n’est plus q’un colosse aux pieds d’argile. Et de rappeler qu’auparavant les revenus du Groupe chimique contribuaient à l’essor de l’économie tunisienne. Alors qu’actuellement,  c’est le contraire. «  Car l’Etat  n’a pas assuré la sécurité pour le transport du phosphate ».

«  Si le Groupe chimique parvenait à atteindre  80% de la capacité  nominale de ses usines, il retrouvera ses équilibres de production ce qui resterait toujours tributaire de la continuité du transfert de phosphate », assure-t-il. Par ailleurs, notre interlocuteur affirme que l’importation du phosphate « a été une décision douloureuse ».

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