La HAICA appelle à encadrer davantage les réseaux sociaux

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Le président de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), Nouri Lajmi a affirmé qu’il fallait encadrer les réseaux sociaux. Et ce, pour y limiter les « contenus appelant à la haine et à la discorde ».

En marge des travaux de l’Université d’été de la régulation et d’éducation aux médias et d’information qui se sont tenus, ce lundi, à Tunis, le président de la HAICA a plaidé pour davantage de « coopération » des acteurs du Web dans la lutte contre les fausses nouvelles « fake news » et les « contenus incitant à la haine et à la terreur ».

Pour lui, les médias sociaux, aujourd’hui, ne sont plus un simple outil de diffusion, mais plutôt un espace interactif. Ils permettent en effet de créer une opinion « orientée » et « influencée ».

A cet effet, le président de la HAICA a insisté sur la nécessité de mettre en place une stratégie. Celle-ci aura pour objectif d’encadrer les réseaux sociaux. Et ce, afin d’endiguer les incitations à la haine et contrer le flux de « fake news ».

Il a, à ce propos, jugé « indispensable » de renforcer le partenariat avec les acteurs concernés pour identifier et retirer rapidement les « contenus jugés attentatoires à la morale, à la dignité humaine et à l’ordre public ».

« Les réseaux sociaux pourront assumer pleinement leur rôle dans la diffusion de l’information sans pour autant porter préjudice aux acquis constitutionnels, engrangés dans le domaine de la liberté d’expression ». C’est ce qu’il déclare également.

Encadrer les activités des médias tunisiens sur la toile

S’agissant de cette stratégie, Lajmi a affirmé que la régulation des médias est une prérogative qui revient à la HAICA. Il a, dans ce sens, fait savoir que l’instance avait mené des contacts avec des représentants de plateformes digitales dont notamment « Facebook ». L’objectif étant d’examiner les moyens à même d’encadrer les activités des médias tunisiens sur la toile.

« A la lumière d’une volonté de mainmise sur les médias, l’instrumentalisation, sans aucun contrôle, de nouveaux médias à des fins politiques, risque de saper l’effort mené sur la voie de la transition démocratique ». Poursuit-il.

Dans un autre contexte, Lajmi a réaffirmé la nécessité de renforcer l’arsenal juridique réglementant le secteur. Il a aussi estimé qu’il fallait se préoccuper davantage de la régulation sur les médias sociaux.

Avec TAP

 

 

 

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