Le tourisme a besoin d’une vision stratégique pour sa relance

Mohamed Ali Toumi

Relancer le secteur du tourisme, comment faire? Une question qui nécessite des réponses. Même si ce secteur a connu son heure de gloire comme on dit, bien avant le 14 janvier, voir même après. Cela n’empêche qu’il a été déstabilisé pour cause de la fermeture des frontières durant 4 mois depuis l’annonce du premier cas de Covid-19 le 2 mars 2020. 

Mais plus encore, même si ce secteur  représente 14% du PIB selon les chiffres de la FTH Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie, ce chiffre peut en effet doubler voire même tripler si on sait se projeter dans l’avenir et faire de la Tunisie un hub touristique déjà reconnu, il y a des années de cela.

Cela dit,  pour y parvenir, « il faut repenser à une relance du secteur avec une partition stratégique sur le moyen terme et le long terme », c’est ce qu’a soulevé Mohamed Ali Toumi, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, lors d’une rencontre à Djerba, la veille du premier Vol Charter de Luxembourg en direction de Djerba. 

Mohamed Ali Toumi  met l’accent sur l’importance d’une vision stratégique au delà de 2035.  En outre il propose que tous les cinq ans, il y ait une évaluation du secteur, une sorte de quinquennat. A l’heure actuelle, on ignore  tout sur le lendemain, mais l’essentiel, il faut une vision  et une stratégie tous les cinq ans », souligne-t-il.  

Et de poursuivre: “Nous n’avons travaillé au jour d’aujourd’hui sur aucune stratégie scientifique. Par exemple,  il n’y a aucune lecture du profil du touriste qui vient chez nous.  Aujourd’hui, les chercheurs conçoivent des algorithmes pour détecter le profil des touristes et comment les capter pour les attirer à prendre des vacances en Tunisie. Et cela doit être fait et le repenser dès maintenant ».

Oeuvrer pour un tourisme tunisien fort 

Selon Mohamed Ali Toumi, le vrai challenge d’aujourd’hui est d’oeuvrer à un tourisme tunisien fort et non fragile. Et d’ajouter: « Mais pour y parvenir, beaucoup de travail pour commencer. A savoir conserver le tourisme balnéaire, mais avec une complémentarité comme le tourisme culturel, écologique…. »

Les projets structurants et si on en parlait….

L’objectif  étant clair:  attirer un grand nombre de touristes… A titre d’exemple pourquoi ne pas créer un village sportif à Zaghouan par exemple.. Les meilleurs micro-climats se trouvent à Zaghaouan, c’est ce qu’a soulevé le ministre du Tourisme. Tout en ajoutant qu’il faut mettre en place d’autres projets comme celui du port de plaisance à Mahdia, et ce pour sa proximité avec le monument d’El Jem  le plus célèbre de Tunisie. On doit savoir comment revaloriser notre patrimoine, qui est  un grand atout culturel de notre histoire. Et  comment attirer plus de touristes aussi. Car au final le touriste cherche aussi bien le soleil, la mer et la découverte de monuments culturels et historiques .. Nous possédons ce grand potentiel.. autant faire en sorte de relancer.. 

Le but est de faire de la Tunisie un hub touristique et que notre pays retrouve son élan d’autre fois, mais aussi de le développer.  A titre d’exemple pourquoi ne pas créer un grand parc d’attraction du côté d’Ennfidha, comme Africa Disney qui sera un grand atout pour le continent africain.  Or ce qu’il faut reconnaître, au delà des projets proposés, le Tunisien est de nature chaleureux, autant profiter de ce trait de caractère. Car la Tunisie d’aujourd’hui a besoin de voir grand et de se projeter dès maintenant dans l’avenir. 

Il précise dans ce contexte: “ Il faut penser grand”. Pour moi le plus grand défi c’est une vision pour 2035 qui sera prochainement présentée avant la fin de l’année. Mais plus encore, il faut miser sur la formation à l’échelle internationale et c’est ainsi qu’on relève le niveau. Et bien entendu, c’est aux professionnels que revient le rôle de ramener des touristes . Au ministre de prévoir une stratégie ». 

Autrement dit, il faut une évaluation d’une stratégie pour assurer la continuité de l’Etat. Comment relancer le tourisme dans 15 ans.  Pour parvenir à une relance de tourisme, il faut envisager un comité de recherche de développement et ce, dans le but d’assurer la pérennisation du secteur. 

 

 

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