Intelligence artificielle: un projet d’appui aux startups en Tunisie

Intelligence artificielle

Un projet d’appui à l’écosystème de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Il est soutenu par l’Union européenne et Expertise France ce mercredi, 8 juillet 2020, et le ministère de l’Industrie et des PMEs. Ses actions seront mises en œuvre jusqu’au premier semestre 2022.

Baptisé « EU4Innovation », ce projet prévoit un dispositif aidant à mettre en place un cadre réglementaire et de financement propice à l’entrepreneuriat innovant.

Ainsi qu’ aux startups en Tunisie. Il est lancé dans l’optique d’accompagner « des stratégies d’innovation à travers une nouvelle organisation du travail. Plus collaborative dans la fonction publique ».

«Le modèle hiérarchique doit se remettre en question et s’adapter à une nouvelle organisation à proposer dans la fonction publique. Le mode projet doit gagner du terrain et les managers publics tunisiens gagneraient à en prendre conscience ». Ainsi l’explique le directeur général de l’Innovation, au ministère précité, Kais Mejri.

Le développement économique par le biais des startups

L’enjeu est également le développement économique et social de la Tunisie par le biais notamment des jeunes entreprises innovantes. Le projet vise à développer, de manière concrète et rapide, les intentions d’achat d’innovation des acheteurs publics pour générer  auprès des startups des résultats et des revenus tangibles à court terme.
Pour atteindre cet objectif principal et généraliser l’achat public d’innovation, la Direction générale de l’Innovation au Ministère de l’Industrie, va axer ses actions. Et ce, sur 3 chantiers majeurs.

Primo, il s’agit de concevoir et adapter les outils notamment réglementaires pour faciliter l’achat public d’innovation.
Secundo, renforcer les compétences professionnelles des acteurs publics et privés et tertio communiquer sur le soutien de l’innovation par l’achat public.

« Nous voulons, à travers cette initiative, accompagner l’acheteur public tunisien. Et ce, jusqu’à sa montée en compétence et sa maturité », ajoute Mejri, rappelant que le projet est basé sur des constats d’une mission d’expertise, effectuée du 2 au 5 mars 2020 dans le cadre du projet INNOV’I – EU4Innovation (Innov’i).

Faciliter l’accès des startups aux marchés publics

Le projet vient aussi aider et faciliter l’accès pour les startups aux marchés publics. Et ce, à travers notamment la réglementation et de nouvelles techniques de financement.

Il permettra de lever, après avoir clarifié les définitions liées à l’innovation, les obstacles techniques ou juridiques. Et ce, afin de faciliter l’accès des startups aux marchés publics. Tout en identifiant les freins ou des simplifications possibles dans le cadre d’une procédure de marché public.

Parmi les outils facilitant la croissance des startups grâce aux marchés publics. Le responsable a cité le dispositif d’affacturage inversé collaboratif. Ce dernier permet un règlement de la startup sous 48h dès validation de la facture.

« L’organisation publique est face à une problématique à laquelle elle n’a pas de réponse. Et ce, malgré un premier sourcing. Elle va donc s’orienter vers une plateforme d’achat d’innovations et lancer un appel à projets ou à compétences. Pour engager cette démarche, il serait pertinent de démarrer du portail « Tunisie Innovation ». Et ce dans la partie « appels à projets innovants » https://www.tunisie-innovation.tn/Fr/appels-a-projets-innovants_119_25 ».

Les solutions doivent être innovantes

Elle doit permettre aux entreprises de concrétiser un contact direct avec le secteur public . Et ce, en présentant une compétence différenciée avant la rédaction d’un appel d’offres. Les entreprises peuvent transmettre une proposition spontanée, ou répondre à un appel à compétences.

Celui-ci mentionne les objectifs à atteindre en termes de performances. Les entreprises
intéressées remplissent un formulaire type dans lequel elles se présentent.
« Une fois les acheteurs publics formés à l’approche d’achat d’innovations, recourir à ce type de plateforme en ligne permettant d’exprimer simplement leurs besoins à la communauté des entreprises innovantes. En retour de proposer une solution nouvelle, innovante, sera un vecteur d’appropriation et de concrétisation d’un achat public d’innovation ».

Afin de suivre l’évaluation et l’évolution des achats publics d’innovations, l’observatoire des
marchés publics ou le Ministère de l’industrie et des PME pourrait proposer, une fois le référentiel sémantique lié à l’achat d’innovation défini, un indicateur national, à l’instar de ce qui se fait à l’international (France, Pays bas, Belgique, Finlande…), chiffrant un % d’achat public d’innovation minimum en cible 2022.Cela supposera préalablement les bons outils de restitution.

L’innovation un facteur déterminant

Un indicateur pourrait également porter sur l’entreprise innovante et être partagée en open data auprès des usagers et contribuables (PALIER 2).
Ceci permettrait d’engager les administrations dans une logique de transparence des résultats.

Enfin, alors que l’expérimentation lève une partie des doutes, a priori, sur la capacité d’une
innovation à remplir un besoin, le suivi d’exécution permet de justifier, a posteriori, l’investissement dans l’innovation, compte tenu de la performance économique obtenue.

Le suivi d’exécution des marchés publics est donc un outil économique stratégique favorable à toute démarche innovante.

En effet, la crise sanitaire inédite liée au Covid-19 a mis en lumière un besoin rapide
d’innovation en matière d’équipements médicaux, de traitements, de transports, de logistique.
« Le projet « EU4Innovation » s’inscrit parfaitement dans cette optique visant à professionnaliser urgemment l’acheteur public qui sera à même de capter, par une méthode d’achat rigoureuse et efficace, les meilleures solutions innovantes pour son pays.

Avec TAP

 

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