Hassen Zargouni: « Il faut changer de logiciel dans le système d’éducation »

Hassen Zargouni

« Education: construisons l’avenir malgré la crise ». Tel est le sujet principal d’Expresso ce matin, sur les ondes d’Express fm. En débat: le système éducatif. Hassen Zargouni, Directeur Général de Sigma Conseil, dresse un état des lieux en chiffres et en lettres.

Tout d’abord, Hassen Zargouni met l’accent sur le pourcentage des diplômés chômeurs. Il s’élève selon lui à 30% des diplômés de l’enseignement supérieur. Contre 10% n’ayant pas suivi d’études ou qui se sont arrêtés au cycle primaire. Il précise dans ce contexte: « Dans une économie où le secteur privé emploie 4% de cadres et où la valeur ajoutée est faible, il faut changer le logiciel. »

Puis, il déclare que 75% des Tunisiens font de l’enseignement général, alors que 25% sont en formation professionnelle.

Et d’affirmer que ce type de formation est totalement déprécié par la société tunisienne. Pourtant, il constate: » Des pays où le chômage est bien plus bas ont des statistiques inversées. Et on y a donné ses lettres de noblesse à la formation professionnelle. Alors, il faut changer le logiciel. »

Cependant, miser sur la formation professionnelle ne suffit pas. Car, pour réduire le chômage, il est urgent de mettre en place une stratégie où tout le monde trouve son compte.

Par ailleurs, Hassen Zargouni souligne que 50% des enfants sont inscrits dans le pré-scolaire « et dont la moitié seulement dans des conditions d’éveil et d’ingénierie pédagogique acceptable. Cela augmente les inégalités des chances dans la société. D’où encore une fois, la nécessité de changer de logiciel ».

Il conclut: « La gouvernance des établissements doit évoluer vers une plus grande autonomie de gestion. Car la réalité est amère dans la Tunisie d’aujourd’hui. On confie difficilement nos enfants au système éducatif en place. C’est terrible mais c’est un fait! Il faut changer les gestionnaires du logiciel. »

Au final, beaucoup de questions doivent êtres soulevées dès maintenant afin que nous ne soyons pas surpris plus tard. C’est un appel lancé à ne plus rester dans une position de spectateur. En clair, agir avant qu’il ne soit trop tard.

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