Coronavirus : la piste d’une transmission asymptomatique

confinement-covid-19 - l'économiste maghrebin

La Chine n’a malheureusement pas su tenir ses promesses, celles de contenir l’épidémie engendrée par le nouveau coronavirus. Dans le monde, les pays sont de plus en plus nombreux à décréter l’état d’alerte. Et l’évolution de cette épidémie ne permet pas d’entrevoir une amélioration de la situation.

Cette forte propagation du coronavirus amène les scientifiques à revoir leurs estimations. Et d’émettre l’hypothèse que la transmission de cet agent pathogène pourrait se faire autrement qu’ils ne le pensaient. En effet, de plus en plus d’éléments amènent à croire que la transmission du Covid-19 pourrait se faire en mode asymptomatique.

Hypothèse d’une transmission par des personnes asymptomatiques

Si le mode de transmission interhumaine du coronavirus ne fait pas l’ombre d’un doute. La possibilité qu’une personne ne présentant pas de signes cliniques ni de signes radiologiques évocateurs de la maladie puisse transmettre le virus n’est désormais pas écartée.

Une étude de cas réalisée par une équipe de chercheurs chinois renforce cette hypothèse. Elle retrace le parcours de plusieurs personnes qui ont développé la maladie. Notamment au contact d’une femme qui ne présentait ni signes cliniques ni radiologiques de la maladie, chez laquelle le virus a été identifié.

Le coronavirus nécessiterait d’autres mesures de prévention

L’hypothèse d’une transmission par des personnes asymptomatiques tend à expliquer pourquoi les mesures de prévention jusque-là entreprises (dont notamment la mise en quarantaine) n’ont pas permis de contenir cette épidémie. Ce facteur compliquerait davantage la mission de prévention de la propagation du virus. Et ce, aussi bien au niveau local qu’au niveau mondial.

Par ailleurs, une transmission en mode asymptomatique sous-entend une sous déclaration des cas.

Dans le cas où cette hypothèse se confirme, les scientifiques appellent à réaliser d’autres études pour mettre la lumière sur les mécanismes par lesquels les porteurs asymptomatiques transmettent le virus à une personne saine. Ces nouvelles données pourraient ainsi amener à adopter de nouvelles mesures de prévention.

Il s’agit, en effet, de rassembler toutes les interventions de manière à organiser des réponses aussi adaptées que possible. Et ce, pour faire face à cette nouvelle épidémie qui semble inquiéter les instances sanitaires internationales au plus haut niveau.

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