Al mambo essoudani !

Al mambo essoudani !

Que ne ferait-on pas pour porter haut l’étendard d’une Palestine rendue à ses habitants et criminaliser toute normalisation, dans une tentative cocasse de vouloir afficher, là aussi très haut, sa palestinianité.

Dans ce pays aux grands espaces qu’est le Soudan, et où l’actualité n’a pas toujours été gaie, on voit les choses autrement. Et pactiser avec le diable israélien semble ne déranger personne, à part un résidu de pays arabes toujours sur leurs grands chevaux quand il s’agit de toucher aux droits du frère palestinien, mais qui rentrent dans les rangs dés que l’ogre américain montre des dents.

Al mambo essoudani, mambo, tout le monde connait la chanson. Et en allant à Kampala capitale de l’Ouganda, serrer la main de Benyamin Natenyahou, et fumer avec lui le calumet de la paix retrouvée et de la coopération tout azimuts avec l’Etat hébreu, Abdelfateh Al Borhane, chef du Conseil souverain du Soudan qui, du reste, porte bien son nom, a apporté la preuve qu’il se fichait, comme d’une guigne, de cette chose appelée injustice du siècle, et qu’au final, seul compte l’intérêt du peuple soudanais…Après le Sud, le tour au Nord, et tout sauf un crime, la normalisation ; bye bye la Palestine, à tout cœur à Kampala et vol au dessus du Nil.

Ce mambo qui habite en moi…

Que pense Rached Ghannouchi du pays de son maitre à penser Hassen Tourabi ? Al mambo essoudani, mambo, al mambo fi kayani mambo, mamboo ! Ce mambo qui habite en moi…de Numeiri à Borhane en passant par Bachir, du Palestinien en veux-tu en voilà ou comme sortir de la nasse du rigorisme et du terrorisme qui vont avec. Emprunter le chemin de la délivrance et en finir avec cette image infamante et dégradante de la malnutrition, de la famine qui fait honte et son cortège de victimes, dans un pays auquel le bon Dieu a tout donné.

Le Soudan, les guerres fratricides et la partition ; quand la bêtise des hommes devient incarnation du mal absolu. Tant qu’il y aura des Arabes de service pour offrir à la paire américano- sioniste une autre occasion de trinquer.

Ne plus avoir honte du mur de la honte et cautionner en se disant que pour les Palestiniens, l’année prochaine, ça pourra être n’importe où, sauf à Al-Qods. Le nouveau peuple errant a-t-il définitivement perdu la parti ?

A propos, en inconditionnels de la cause sacrée qu’ils sont, pourquoi les Tunisiens n’exporteraient-ils leur potion magique qui s’appelle consensus pour aider leurs frères à Ramallah et à Gaza à fumer eux aussi le calumet de la paix pour faire cause commune face à l’ennemi ?

Dernière chose, notre ancien président provisoire Moncef Marzouki a été le dernier président tunisien à avoir rencontré son homologue soudanais, un certain Omar Al Bachir. Et c’était en marge de la 25ème session du sommet arabe qui s’est tenue au Koweit en mars 2014, alors que Youssef Chahed s’est rendu à Khartoum en mars 2017 pour présider la délégation tunisienne aux travaux de la 7ème session de la Commission mixte entre les deux pays. Faut-il poser la question de l’impact de la lune de miel soudano-israélienne sur les relations entre Tunis et Khartoum ?

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