Tony Verheijen : il est nécessaire d’appuyer les secteurs innovants

Tony Verheijen - l'économiste maghrebin

La Tunisie est sur un chemin de croissance de 2% au meilleur des cas. Affirme le représentant résident de la Banque Mondiale, Tony Verheijen à leconomistemaghrebin.com

«  Si on est optimiste cela peut-être un peu plus au-delà ». Précise Tony Verheijen.  Mais si l’environnement économique ne s’améliore pas, la croissance pourrait ne pas atteindre 2%. Estime-t-il. Il avance, également, qu’il faut réaliser un taux de croissance de  5 à 6% par an. Et ce, pour pouvoir créer autant d’emplois pour les jeunes Tunisiens.

Afin de réaliser cet objectif, l’intervenant recommande la mise en place d’une économie alternative. Il recommande, également, d’améliorer la productivité des secteurs  qui sont plus développés. «  Pour le moment, il s’agit d’un engagement économique stagnant » et «  où on ne voit pas beaucoup de croissance », lance-t-il.

Ainsi,  il recommande une économie alternative «  qui soit capable d’absorber  les nouveaux diplômés  qui sortent de l’université  », conseille-t-il.

Tony Verheijen  recommande une redirection des dépenses publiques . L’Etat doit dépenser moins de subvention pour les industries traditionnelles.  Il doit stimuler plus un modèle économique alternatif. «  C’est ce qu’on a vu en Asie de l’est, à savoir un appui étatique pour des secteurs innovants qui changent tout le temps ». Et ce, contrairement à un appui étatique orienté vers le même produit, vers le même groupe et vers la même industrie. Et de préciser que l’appui public doit cibler les secteurs qui présentent des opportunités économiques ». Mais cette démarche n’a pas encore été adoptée en Tunisie, selon ses dires.

M.Verheijen plaide pour une adéquation entre la nature de l’investissement et les spécificités de chaque région.  » Les maires des municipalités tunisiennes parlent  encore du même modèle traditionnelle où l’Etat  fait installer une industrie n’ayant aucun lien avec les spécificités d’une région », poursuit-il. Il cite un certain nombre de projets innovants. Et ce à ‘l’instar des plantes médicinales et  » les produits agricoles uniques tunisiens ». Il estime également que ce type de projet aura un impact positif sur les régions de l’intérieur.

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