Souhail Alouini : « Notre décision de proposer des noms en dehors du parti est une décision sage »

Souhail Alouini L'Economiste Maghrébin

Le parti Tahya Tounes a-t-il bien fait de proposer des noms pour le poste de chef du gouvernement en dehors du parti ?

Souhail Alouini, un des dirigeants de Tahya Tounes, estime, dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com, que l’objectif est d’avoir plus de chances pour que le prochain gouvernement passe. « Car la situation actuelle sur le plan socio-économique est très fragile », dit-il.

Rappelons que Tahya Tounes a proposé comme candidats des noms en dehors du parti. A l’instar de:

  • Ridha Ben Mosbah, ancien ministre et actuel ambassadeur de Tunisie auprès de l’Union Européenne à Bruxelles,
  • Hakim Ben Hamouda, ancien ministre des Finances dans le gouvernement Mehdi Jomaa
  • Karim Jammoussi, actuel ministre de la Justice
  • Elyes Fakhfakh, ancien ministre des Finances dans le gouvernement de la Troïka.

Dans ce contexte, Souhail Alouini précise que les noms proposés sont en dehors du parti. Et de poursuivre : « On voulait à tout prix s’éloigner des calculs partisans. Mais également parce qu’aucun des partis au Parlement n’a une majorité ».

Souhail Alouini : « Notre décision a pour objectif d’éviter les calculs partisans »

En d’autres termes, il indique que la décision de son parti  est une « décision très sage ». Et ce dans le but d’éviter les calculs partisans. « On est resté dans la solution de sagesse pour essayer de trouver un consensus plus large possible, étant donné que la situation du pays est très difficile ».

Il ajoute qu’au jour d’aujourd’hui, la décision finale revient au Président de la République, qui, selon lui, agira en conséquences et fera le bon choix.

Et de continuer : « Je sais qu’il nommera probablement quelqu’un avec une majorité au sein du Parlement. Mais j’ajouterai que Kaïs Saïed désignera un formateur et non un chef du gouvernement. Car au final, un chef du gouvernement, c’est un formateur ».

Cela dit, la question qui se pose c’est : avons-nous besoin d’un formateur politisé ou d’un technocrate ? A cette interrogation, Souhail Alouini a répondu comme suit : « Le chef du gouvernement doit avoir le profil d’un leadership, charismatique et qui serait apte à gérer une équipe ».

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