Banque mondiale : un léger rebond de la croissance mondiale en 2020

Croissance économique Tunisie

L’économie mondiale s’apprête à enregistrer un léger rebond cette année. Selon les Perspectives économiques mondiales de la Banque mondiale, la croissance mondiale devrait s’établir à 2,5 % en 2020. Et ce, contre une croissance de 2,4 % en 2019, à la faveur de la reprise progressive des échanges commerciaux et des investissements.

En effet, la Banque mondiale (BM) a dévoilé que cette croissance devrait marquer le pas dans les économies avancées. Tout en passant de 1,6 % en 2019 à 1,4 % en 2020. Et ce, en raison de la faiblesse persistante du secteur manufacturier.

Un ralentissement de la croissance serait marqué dans les grandes économies. Telles que la Chine, les États-Unis. La Zone euro supporterait, également, de vastes répercussions.

Quant aux économies émergentes et en développement, la croissance devrait s’accélérer à 4,1 % contre 3,5 % l’an dernier. Notamment pour celles qui sortent d’une période de marasme économique. « Même si la reprise dans ces économies est conforme aux prévisions, le taux de croissance par habitant restera inférieur aux moyennes à long terme. Et il progresserait trop lentement pour atteindre les objectifs d’élimination de la pauvreté », lit-on dans la note de la BM.

S’agissant des perspectives de croissance de la région MENA, en particulier dans les économies hors CCG (Un groupe où se retrouve la Tunisie), la BM a démontré que les réformes politiques et la résilience du tourisme devraient stimuler la reprise de la croissance de la Tunisie. Cette dernière qui devrait atteindre 2,2 % en 2020.

Vague d’endettement

La même source prévoit que la dette s’accumule dans les économies émergentes et en développement. Et ce, avec une ampleur et un rythme sans précédent depuis 50 ans. La dette totale de ces économies a grimpé à environ 170 % du PIB en 2018, contre 115 % en 2010.

En fait, la vague d’endettement actuelle diffère des précédentes. Notamment du fait de l’augmentation de la part de la dette publique détenue par des non-résidents. Ainsi que de la hausse de la dette privée libellée en devises dans les économies émergentes et en développement.

Pour les pays à faible revenu, cet endettement est dû à l’accroissement des emprunts sur les marchés financiers et auprès des créanciers bilatéraux non membres du Club de Paris.

Face à cette situation, les pouvoirs publics devraient prendre des mesures. Et ce, afin d’atténuer les risques associés au gonflement de la dette. Une gestion saine et transparente de la dette pourrait limiter les coûts d’emprunt, améliorer la soutenabilité de l’endettement et atténuer les risques budgétaires.

De solides régimes de réglementation et de surveillance, une bonne gouvernance et des normes internationales communes pourraient contribuer à contenir les risques. Ainsi qu’à faire en sorte que la dette soit utilisée de manière productive et à cerner rapidement les faiblesses.

Ralentissement de la productivité

En outre, le rythme décevant de la croissance mondiale s’explique par le ralentissement généralisé de la croissance de la productivité observé au cours des dix dernières années.

Dans les économies émergentes et en développement, la production moyenne par travailleur représente moins d’un cinquième de celle observée dans les économies avancées. Contre seulement 2% dans les pays à faible revenu.

D’ailleurs, le ralentissement observé entre 2007 et 2015, de 6,6% à 3,2%, est le plus marqué, jamais enregistré.

A cet égard, les perspectives de la Banque mondiale en la matière restent défavorables. Des efforts sont, donc, nécessaires pour stimuler l’investissement privé et public; et améliorer les compétences de la main-d’œuvre. Et ce, pour doper la productivité des entreprises, canaliser les ressources vers les secteurs les plus productifs, redynamiser l’adoption technologique et l’innovation. Ainsi que promouvoir un environnement macroéconomique et institutionnel propice à la croissance.

Perspectives d’inflation

Si l’inflation a fortement diminué dans les pays à faible revenu au cours des 25 dernières années, on ne saurait considérer comme acquis son maintien à un niveau bas et stable. Un faible taux d’inflation est associé à une production et à une situation de l’emploi plus stable, à des investissements plus importants et à une baisse du taux de pauvreté.

Toutefois, la hausse des niveaux d’endettement et les pressions budgétaires pourraient exposer certaines économies à des perturbations.

« Alors que les perspectives économiques mondiales pour 2020 tablent sur une tendance haussière fragile, le degré d’incertitude est élevé. Et ce, du fait de l’imprévisibilité du contexte politique. Notamment en ce qui concerne les échanges commerciaux », selon la même source.

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