Mohsen Marzouk interpelle Kaïs Saïed sur fond de tambours de la guerre

Marzouk

Comme disait Talleyrand. « Quand c’est urgent, c’est déjà trop tard ». Aujourd’hui, l’urgence résulte de tous les retards accumulés, alors qu’il est nécessaire d’agir tout de suite. C’est ce que déclare de Mohsen Marzouk, président du parti Machrou3 Tounes à l’adresse de Kaïs Saïed, le président de la République. Et ce, via un post, sur sa page officielle.  L’appelant à réagir dans un contexte international et régional particulièrement mouvementé.

Ainsi, Mohsen Marzouk souligne à ce niveau que « les tambours de la guerre sonnent aussi bien en Irak, qu’en Iran, en Syrie.. Voilà qu’ils se préparent en Libye »… 

Puis, il rappelle également que la Libye fait partie de notre voisinage. A ce propos, il s’interroge sur la position de la Tunisie. De plus, il invite le Président de la République à s’adresser directement au Parlement. Dans le but d’affirmer la position traditionnelle de la diplomatie tunisienne, celle de la carte de la neutralité. 

Mais cela n’empêche qu’elle peut également jouer un rôle de médiateur. De ce fait, il lui rappelle qu’il doit se rendre pour son premier voyage après les élections en Algérie. Il pourrait ainsi tout coordonner avec ce pays tout aussi concerné, dans l’approche et la protection des frontières. 

Par ailleurs, Mohsen Marzouk a appelé Kaïs Saïed à s’adresser aux deux parties en conflit en Libye. Mais aussi à ne pas soutenir la position d’Ennahdha qui s’aligne sur Erdogan. 

Par ailleurs, il rappelle qu’il faut envoyer un envoyé spécial au Secrétaire général des Nations Unies afin d’expliquer les dangereuses conséquences humanitaires. 

Cela dit, indépendamment de la nécessité d’agir rapidement, sur le plan national, il est important de créer la formation d’une cellule de crise. Elle se composerait de compétences diplomatiques nationales, afin d’agir immédiatement, « car nous sommes déjà très en retard », affirme-t-il.

Et de conclure en ces termes: « Il est de notre devoir d’expliquer notre position. Tout comme il est de notre devoir d’informer l’opinion publique sur ce qui se passe et aucun de nous ne veut être isolé. Il est important d’activer notre statut, le statut d’un allié majeur. »

Il est clair que sur le plan sécuritaire, l’attente des Tunisiens est très forte, car il y va de la stabilité de la région. 

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