La lutte contre la discrimination à l’égard des femmes au sud de la Méditerranée en débat à Tunis

Lutte contre la discrimination à l’égard des femmes

« La lutte contre la discrimination et la violence à l’égard des femmes dans les législations », tel était le thème de la table ronde régionale d’experts qui a eu lieu, lundi à Tunis.

Cette table ronde s’est tenue dans le cadre du programme régional sur « La lutte contre la violence à l’égard des femmes dans le Sud de la Méditerranée » lancé par l’initiative féministe euro-méditerranéenne et une coalition de 9 organisations actives dans les droits de la femme dans 7 pays à savoir la Tunisie, l’Algérie, l’Egypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc et la Palestine.

Des experts ont proposé, lors de cette rencontre régionale, des projets de loi alternatifs qui remplaceraient les lois discriminatoires à l’égard des femmes qu’ils ont identifiées dans la législation des sept pays arabes.

Polygamie, âge du mariage, autorisation parentale…

La professeur en droit constitutionnel, Salsabil Klibi, a indiqué que des experts ont préparé des projets de lois alternatives aux lois discriminatoires. Et ce lors de cette table ronde régionale. Elles seront présentées aux autorités et aux partis politiques. Et ce à la clôture du Forum Régional de lutte contre la discrimination contre les femmes dans la législation. Ce forum se tient à partir d’aujourd’hui et se poursuivra pendant deux jours.

Klibi a souligné que les experts ont identifié de nombreuses lois discriminatoires dans la législation de la plupart des pays du Sud de la méditerranée. Et d’ajouter que ces lois concernent particulièrement la famille, l’espace public et les domaines économique et politique.

Il s’agit de lois liées à la polygamie, à l’âge minimal exigé pour le mariage ainsi qu’à l’autorisation parentale exigée. Même pour les femmes adultes.

Les lois discriminatoires à l’égard des femmes incluent, également, la discrimination fondée sur le sexe. Et ce en ce qui concerne la progression de carrière et l’emploi dans les secteurs privé et public.

La Secrétaire Générale de l’association « Femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement », Mounira Hammami, a, pour sa part, indiqué que la Tunisie était un exemple à suivre. Et ce en matière de législations liées à la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes.

« Il existe, cependant, a-t-elle dit, en Tunisie, certaines lois discriminatoires à amender.  Dont notamment la loi sur l’égalité dans l’héritage et la loi sur la dot avant la consommation du mariage ».

E.M avec TAP

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