Noureddine Taboubi : des partis politiques ne veulent pas de Habib Jemli

Noureddine Taboubi
Le secrétaire générale de l'UGTT Noureddine Taboubi s'adressant à la foule devant l'ARP. Crédit photo Noureddine Ahmed. Tous droits réservés.

Le Chef du gouvernement chargé de former le gouvernement, Habib Jemli, ne nous a pas demandé de lui soumettre des propositions pour le gouvernement. Affirme Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’ UGTT.

Invité à l’émission Midi Show sur la radio privée, Mosaïque fm, Noureddine Taboubi a affirmé que son entretien avec Habib Jemli était protocolaire. Il révèle que ce dernier n’a pas demandé l’avis de l’UGTT sur la formation du gouvernement.

Par ailleurs, Taboubi a fait savoir que Habib Jemli semble bien comprendre la situation du pays. «  Mais nous craignons que les tractations politiques ne soient pour Jemli une entrave  ». Et d’ajouter qu’il n’exclut pas la possibilité qu’il soit un ballon d’essai.  Il a affirmé, dans le même contexte, que certains partis politiques ne veulent pas de lui. «  Mais n’osent pas le dire à haute voix »

En effet, il rappelle que le pays a un besoin urgent que le gouvernement soit formé rapidement. Il soutient que les tergiversations qui n’en finissent pas envoient un signal négatif aux bailleurs de fonds. Noureddine Taboubi a pointé du doigt une situation d’attentisme. Six ou sept ministères en intérim rappelle-t-il.

Il précise que personne n’est capable de créer le printemps de la Tunisie tout seul. Pour cette raison, il estime que  la Tunisie a encore besoin d’un large consensus. Il plaide également pour un gouvernement de compétences. Le ministère des Finances et celui du Commerce nécessitent plusieurs compétences d’après lui.

La centrale syndicale est sur un pied d’égalité avec tous les partis politiques.  D’ailleurs, l’UGTT n’envisage pas de proposer des noms pour le prochain gouvernement. Il affirme, également, que l’UGTT n’a aucun veto contre n’importe quel parti politique. Par ailleurs, il affirme que les chiffres du projet de loi de finances 2020 n’ont rien à voir avec la réalité économique du pays.

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