JCC 2019 : zoom sur les documentaires courts-métrages

jcc 2019 - l'économiste maghrebin

Les premiers court-métrages documentaires projetés dans le cadre des JCC 2019 abordent des sujets brûlants. Le théâtre des régions, à la cité de la Culture, abritait ces projections, hier 28 octobre.

Le réalisateur syrien Yasser Kassab expose la tragédie syrienne dans son film « I have seen nothing, i have seen all ». Le film se déroule sous forme d’une dialogue entre père et fils. Ainsi, la Syrie est bel et bien présente au JCC 2019.

D’un paysage d’une ville occidentale, le spectateur est soudain transporté dans les rues délabrées d’Alep. Tandis que les paysages défilent, le père raconte. Par ailleurs, il est question de la tombe du frère du réalisateur, inhumé dans le parc où ils jouaient les enfants qui sera déplacée sur ordres du régime. A la recherche d’un nouveau lieu pour la dépouille qu’il n’arrive pas à mémoriser. Le père du réalisateur reflète la détresse et la douleur des premières victimes de cette guerre : les civils.

Dans son film « In The Middle », la jeune réalisatrice yéménite Mariam Al-Dhubhani propose de partager un moment de la vie quotidienne d’Ali un jeune soldat. Il s’agit d’un film qui revient sur l’avenir de la jeunesse yéménite.

« Les compagnons de la cave », du réalisateur tunisien Fakhril El Ghezal, raconte la migration clandestine de jeunes tunisiens vers la France. De Kerkanah à Nantes, les images en noir et blanc se superposent pour raconter un récit. Il s’agit du récit de la fuite, le manque et le désarroi d’une jeunesse en quête d’un avenir meilleur.

Quant au réalisateur camerounais Michel Kuate, il rend hommage dans « Le père de Tilai » au feu réalisateur burkinabè Idrissa Ouédraogo. Il salue son engagement pour un cinéma africain militant. Pour son cinéma qui a fait miroiter les maux de la société.

D’ailleurs, à travers des témoignages du réalisateur Ouédraogo de son vivant et de ses amis, Kuate met en lumière le parcours d’un réalisateur militant. En effet pour ce réalisateur, la caméra est avant tout « un moyen de s’exprimer ». En effet, pour lui, c’est un moyen de dénoncer l’injustice et la misère qui minent le continent africain.

 

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