47% des femmes présentes dans le système de la gouvernance locale

femmes

Quelle est la représentation des femmes dans le système de gouvernance? Telle est l’étude que réalise le Centre international de développement pour la gouvernance locale innovante (CILG). Et ce, en collaboration avec le Credif. 

Ainsi, le taux de représentativité des femmes a enregistré une hausse en 2019. Il atteint 47%, contre 30% pour les années précédentes. 

Cela dit, tout passe par une volonté politique. Car cette étude  permet de constater que sur l’ensemble des 350 municipalités, 69 sont présidées par des femmes. Et que le taux de représentativité des femmes dans les conseils municipaux s’élève à 47%.

Par ailleurs, l’ONG Aswat Nissa présentait également son travail sur l’intégration des femmes au sein de l’ARP. Elle remarque plusieurs lacunes qui menacent les progrès de l’Assemblée des représentants du peuple en matière d’intégration de l’approche genre.

L’absence de parité 

En effet, elle met en avant l’absence de parité entre le nombre de femmes et d’hommes députés. Mais aussi, l’absence de représentativité équitable entre eux aux postes décisionnels de l’ARP

En outre, elle souligne aussi l’absence de représentativité équitable entre les hommes et femmes à la présidence des Commissions permanentes chargées d’examiner les projets de loi.  

Tout comme l’absence d’une Commission parlementaire dédiée à l’égalité du genre. Et l’absence d’unités de recherche techniques sur l’égalité des genres ou de spécialistes de la recherche ou de la documentation sur le genre. 

Que faut-il en déduire?

Le manque de volonté réelle du législateur est l’une des lacunes de l’intégration du genre. Que ce soit au cœur des décisions, des programmes ou encore des structures.

Pour mieux intégrer de manière effective l’approche genre, Aswat Nissa demande à l’ARP, ainsi qu’à toutes les parties prenantes, de travailler à la promotion de l’égalité en prenant les mesures ci-après. 

– Amender la Loi électorale pour y inclure la règle de parité horizontale. Et ce, pour compléter les règles actuelles de parité verticale et d’alternance entre les deux candidats sur les listes électorales. Afin de mieux assurer une plus grande représentativité des femmes à l’ARP.

– Adopter des actions positives afin de soutenir la participation des femmes à des postes de responsabilité tels que la présidence de l’ARP, les postes au sein du Bureau de la présidence, la présidence des Commissions et les postes au sein des Commissions.

– Adopter l’alternance entre femmes et hommes ou la coprésidence (une députée et un député) pour la présidence des Commissions.

– Augmenter la présence des femmes dans les bureaux des Commissions.

– Empêcher la création d’une Commission composée uniquement de députés masculins ou de députées féminines.

– Encourager la distribution proportionnelle des députées au sein de toutes les Commissions.

– Imposer des quotas de représentation féminine au sein des Commissions pour garantir la participation des femmes dans tous les domaines.

– Développer des programmes de sensibilisation et des séminaires de formation à l’intention de tous les membres de l’ARP. Afin de surmonter les incompréhensions par rapport à l’approche genre, de diffuser une culture d’égalité des genres et d’assurer une meilleure compréhension de l’importance de l’égalité entre les genres.

 

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