IHEC : lancement de la chaire UNESCO « prospective, anticipation et décisions stratégiques »

IHEC Chaire UNESCO
(de gauche à droite) Hatem Ben Salem Ministre de l’éducation, Olfa Ben Ouda présidente de l’université de Carthage, kais Hammami fondateur de la Chaire, Hassen Mzali directeur IHEC et Riel Miller Unesco

En Tunisie, le paysage universitaire et socio-économique vient d’être enrichi par la chaire UNESCO « Prospective, anticipation et décisions stratégiques ». Cette chaire est fondée par Kais Hammami, expert en prospective et enseignant à l’Institut des hautes études commerciales de Carthage – IHEC.

Ainsi, la cérémonie du lancement officiel de cette Chaire a été organisée à l’IHEC. Plusieurs personnalités tunisiennes et étrangères y participaient. Ainsi que les représentants de la Fondation Conrad Adenauer et l’UNESCO, les deux partenaires de cette chaire.

De même, Hatem Ben Salem, ministre de l’Education, prenait lui aussi part à cet événement. Il le juge historique pour l’IHEC et pour la Tunisie. Et met en relief l’importance cruciale que revêt une telle initiative pour l’avenir de la Tunisie.

A cet égard, il devait rappeler que le monde vit aujourd’hui au rythme de transformations majeures dans tous les domaines. Et que les manques de vision et d’anticipation stratégique dans plusieurs pays en développement dont la Tunisie sont à l’origine d’un stress national. « L’Etat se trouve ainsi incapable de réagir face a ces transformations lourdes. Car les urgences l’enchaînent dans le quotidien », dit-il.

Préparer au mieux l’avenir de la Tunisie

Par ailleurs, le lancement de cette chaire arrive à point nommé. Et ce, pour bousculer les habitudes et l’épanouissement de la culture de la prospective et de l’anticipation. Le vœu du ministre est que cette chaire puisse aboutir à la création d’une pépinière de prospectivistes tunisiens. Lesquels seront capables de préparer au mieux l’avenir de la Tunisie.

De son coté, Olfa Ben Ouda, présidente de l’Université de Carthage, indiquait que cette chaire aura le mérite de réfléchir sur les métiers de demain avec des compétences différentes. En effet, elle souligne la nécessité d’une collaboration très étroite entre l’université et les entreprises tunisiennes. Elles doivent plus que jamais se projeter dans le futur.

Kais Hammami a précisé que cette chaire, la première du genre en Tunisie et en Afrique, est le fruit de quatre ans de travail. Avec la collaboration de l’UNESCO, la fondation Konrad Adenauer et l’IHEC.

Enfin, notons qu’en Tunisie la prospective est considérée comme une discipline méconnue. D’où l’objectif central est de promouvoir l’esprit prospectif au sein de l’université tunisienne. Il s’agit également de positionner la Tunisie comme un pôle d’excellence dans le domaine de la prospective au sein des pays du Sud de la Méditerranée.

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