Présidentielle anticipée 2019 : et si on votait électroniquement ?

présidentielle anticipée - Transformation digitale
L'APTBEF adresse une demande au ministère de l'education

Si le vote se faisait via une plateforme électronique, les jeunes afflueraient  en masse pour honorer leur devoir électoral. C’est ce que déclare l’universitaire et chercheuse Saloua Charfi, sur la chaîne privée Elhiwar Ettounsi, aujourd’hui 15 septembre.

Pour la chercheuse tunisienne, ce moyen serait une solution pour inciter les jeunes à voter. Dans le même sillage, Saloua Charfi affirme que voter électroniquement est un moyen qui correspond à l’esprit des jeunes d’aujourd’hui. Elle affirme, également, que si les jeunes votent électroniquement « nous pourrions assister à d’autres résultats qui n’ont rien à voir avec les résultats qu’on connait ».  En effet, les propos de la brillante universitaire viennent rappeler trois vérités amères alors qu’on parle de la présidentielle anticipée.

La première vérité.  La classe politique tunisienne a bel et bien vieilli, de l’extrême gauche à l’extrême droite. Il suffit de constater que la majorité des leaders et des fondateurs des partis politiques dépasse les 65 ans voire plus. De ce fait, ils ne parviennent pas à comprendre l’esprit d’une jeunesse éprise de liberté et de changement. Ils ne parviennent pas à comprendre les besoins d’une jeunesse connectée.

Deuxième constat. Les bureaux politiques et exécutifs de plusieurs partis politiques ne comptent pas de jeunes visages. Le paradoxe s’accentue si on sait que les partis qui misent dans leurs discours électoral sur les jeunes sont ceux qui excluent le plus les jeunes des postes clés. Force est de constater que les missions accordées aux jeunes dans les partis politiques sont d’ordre logistique, technique ou sécuritaire (quand il s’agit d’assurer les lieux des meetings populaires ou lorsque le besoin s’impose pour une manifestation). Bien évidemment toutes ces missions demeurent minimes et secondaires par rapport aux missions et aux rôles que les secrétaires généraux des partis s’octroient.

Le troisième constat porte sur la rationalisation des dépenses. En effet, le budget de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) est de l’ordre de 140 millions de dinars. Ce budget permettra l’organisation des deux tours de la présidentielle anticipée  et les élections législatives. Une chose est sûre : la mise en place d’une plateforme électronique permettrait  de réduire drastiquement les dépenses de l’ISIE dans une conjoncture financière critique.

 

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