Carter Center : la détention Nabil Karoui a renforcé les spéculations

Carter Center

Le Carter Center publiait lundi une déclaration. Il y propose une évaluation de la période préélectorale en Tunisie.

Selon Carter Center deux événements majeurs marquent cette période. Ce sont « le décès du président Béji Caïd Essebsi et l’arrestation de Nabil Karoui; homme d’affaires et candidat de premier plan à la présidentielle ». La déclaration contient aussi des recommandations préliminaires aux parties prenantes du processus électoral.

En effet, le Centre lance un appel aux institutions tunisiennes qui prennent part au processus électoral. D’un côté, il leur demande d' »accroître la transparence de leur processus décisionnel. Afin que le public soit pleinement informé des raisons et motifs amenant à certaines décisions judiciaires et administratives. » Et d’un autre côté « à renforcer la confiance du public dans le fait que les élections se déroulent dans le respect des standards internationaux et du droit national ».

Par ailleurs, il ajoute : « La détention du candidat à la présidentielle Nabil Karoui une semaine avant le début de la campagne, basée sur une enquête en cours depuis 2017, renforce les spéculations selon lesquelles le processus électoral est influencé par des considérations autres que le strict respect de la loi. »

Le processus électoral n’obéirait-il pas à la loi ?

De plus, le projet de loi adopté par le Parlement avant la mort de Béji Caïd Essebssi, corrobore cette constatation. Il vise à interdire aux propriétaires de médias, dont Karoui, de candidater aux élections de 2019.

Ainsi, le Carter Center relève que la capacité de Karoui à faire campagne est compromise. Car, il ne peut pas agir personnellement pendant sa détention. « On ignore quel effet son passage au deuxième tour ou sa victoire à la présidentielle aurait sur sa détention », précise le centre. Ce dernier appelle donc à plus de transparence dans le processus électoral.

Enfin, notons que la mission électorale du Centre Carter en Tunisie débutait en mai. Elle comprend une équipe principale et 16 observateurs à long terme. Les rejoindront, aujourd’hui 10 septembre, Salam Fayyad, ancien Premier ministre de l’Autorité palestinienne et Tana de Zulueta, ancienne députée du Parlement italien et journaliste.

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