La mise en oeuvre et l’évaluation des programmes basés sur l’approche du genre

L'égalité des Chances dans les municipalités L'Economiste Maghrébin

Les problématiques sur l’absence de mécanismes d’évaluation des programmes consacrant des droits de la femme et du principe de l’égalité du genre, ont été les principaux thèmes débattus. Et ce, lors d’un point de presse, tenu jeudi à Tunis par l’association Aswat Nissa, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la femme.

Ainsi, la responsable de la recherche et de l’appui auprès de l’association, Ines Balti a salué les efforts déployés. Et ce, pour la mise en œuvre de certaines législations qui consacrent la protection des droits de la femme. Notamment la loi 58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes et la loi portant amendement de la législation sur le transport des femmes travaillant dans le secteur agricole.

Cependant, elle a critiqué l’absence d’un rapport évaluant le plan de travail (2016-2020) relatif au projet d’égalité financé par l’Union européenne. Et que le ministère de la Femme, de la famille, de l’enfance et des séniors exécutera. Il permettra de consacrer le principe de l’égalité et l’approche du genre social dans plusieurs domaines.

Par ailleurs, Mme Balti a rappelé la nécessité de publier au JORT le rapport annuel d’évaluation du programme de l’égalité. En attendant son adoption par le Conseil des ministres.

En effet, ce programme intéresse un certain nombre de ministères, établissements et des composantes de la société civile. Il a pour objectif de mettre en place un système juridique conforme au contenu de la Constitution et aux conventions internationales portant sur la protection des droits de la Femme.

Pour un système conforme aux normes internationales

Puis, s’agissant de la participation de la femme à la vie politique, l’association « Aswat Nissa » dénonce la non application de la parité lors des échéances électorales précédentes, depuis 2014 jusqu’à 2018. Ce qui engendre une faible participation des femmes aux postes de décision. D’ailleurs, a participation des femmes est de 12% dans les postes de responsabilité à la présidence du gouvernement, de 14% à la présidence de la République et de 36% dans les instances.

Quant au paysage politique pour l’année 2019, la participation des femmes à la tête des listes législatives, aux élections d’octobre 2019, est en deçà des attentes (entre 3% et 27%). Et ce, en se basant sur le principe de parité, indique-t-elle.

Enfin, rappelons que l’association « Aswat Nissa » est une organisation non-gouvernementale fondée en 2011. Elle œuvre à intégrer l’approche du genre dans les politiques générales en Tunisie.

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