Rapport BCT : l’endettement total demeure sur un sentier relativement élevé

l'endettement de la Tunisie

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a présenté récemment au Président de la République par intérim le rapport annuel de la BCT pour l’année 2018.

Selon le rapport de la BCT, en dépit d’une décélération de son rythme de croissance en 2018, l’endettement total demeure sur un sentier relativement élevé, avec une hausse de 13,8% par rapport à 2017. Et ce à la suite, principalement, à l’augmentation des prix de l’énergie, la dépréciation du dinar tunisien vis-à-vis des principales devises et le creusement du déficit courant.

Baisse de l’endettement extérieur

L’endettement extérieur (EE) a régressé à 24,8% contre 27,5% une année auparavant. Quant aux remboursements du service de la dette extérieure, ils ont été d’une plus grande portée (9.000 MDT contre 6.700 MDT l’année précédente), malgré l’importance de l’enveloppe des ressources extérieures mobilisées en 2018, notamment, à travers l’encaissement de l’emprunt obligataire émis sur le marché financier international en octobre 2018, des crédits consentis par la Banque Internationale de Reconstruction et de Développement (BIRD), la Banque Africaine de Développement (BAD), le Fonds Monétaire Arabe (FMA) et des tranches du crédit du Fonds Monétaire International (FMI) dans le cadre du mécanisme élargi de crédit.

Endettement intérieur

La décélération de l’endettement intérieur (EI) de l’ensemble des agents économiques en 2018 (7,7% contre 13,1% en 2017) résulte de l’effet conjugué du ralentissement du financement ayant été obtenu auprès du système financier (8,2% contre 13,6%) et le repli de celui sur les marchés de capitaux (-4% contre +1,4%).

Pour ce qui est de l’endettement intérieur de l’Etat aussi bien auprès du système financier que sur les marchés de capitaux, il s’est inscrit, en 2018, en retrait par rapport au taux d’accroissement enregistré une année auparavant (3% contre 14%) en raison de la forte décélération de son endettement auprès du système bancaire (4,3% contre 16,4%) et de la baisse de son recours au marché financier (-4,3% contre +2,1%).

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