Riadh Sidaoui : les prochaines élections sont un pas vers la démocratie

Riadh Sidaoui - l'économiste maghrébin

La prochaine présidentielle et les prochaines législatives apporteront une nouvelle pierre à l’édifice de la démocratie en Tunisie“. C’est ce qu’affirme Riadh Sidaoui, le directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales (Caraps) de Genève. Et ce, dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com.

Riadh Sidaoui affirme que le décès du Président  Béji Caïd Essebsi était l’occasion de serrer les rangs. “Opposition et gouvernement ont marché ensemble lors des funérailles”, rappelle-t-il. Geste, qui, selon lui, affirme un grand sens de responsabilité émanant de la classe politique tunisienne.

Revenant sur l’amendement de la loi électorale à la veille des élections, notre interlocuteur affirme que la dite loi s’inscrit dans le cadre de la politique de deux poids, deux mesures. L’objectif de cet amendement n’est autre que d’exclure un certain nombre de personnalités politiques.

En réponse à une question sur l’impact du changement de la date des législatives à la suite du décès du Président, notre interlocuteur  indique qu’il faut plus de temps pour juger.

“Le pouvoir émane, dans tous les cas de figure, des élections législatives”

D’après Riadh Sidaoui, il est inutile d’exclure des adversaires à la course à la Présidentielle. Justifiant son point de vue, il rappelle que le pouvoir réel émane de l’ARP.

Cependant, il pointe du doigt “l’élection émotionnelle”. A savoir, “élire juste pour barrer la route à d’autres adversaires. Ce qui a créé des dissensions entre les Tunisiens hostiles au mouvement Ennahhda et ses partisans”, précise-t-il. Ces hostilités ont été adoucies par le consensus entre Rached Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi.

Et de poursuivre que techniquement, vu la conjoncture actuelle, il se peut qu’un indépendant remporte la présidentielle, alors qu’un parti politique s’impose aux législatives.

Enfin, il met en garde contre le report des élections. Cela est “considéré comme une forme d’inconstitutionnalité”, contrairement à aux élections anticipées qui sont régies par des textes de lois.

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De formation littéraire, Hamza Marzouk travaille à l’Économiste Maghrébin depuis 2011. Il suit de près les mouvements sociaux, sous toutes leurs formes depuis 2011.Les droits socioéconomiques sont son domaine de prédilection. De même, il s'intéresse au monde de la culture et de l'art plus particulièrement : entrepreneuriat culturel et le cinéma tunisien.

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