Baromètre du climat des affaires : une nette amélioration par rapport à 2017

baromètre climat d'affaires - l'économiste maghrebin

L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) a annoncé les résultats de la deuxième édition de son baromètre du climat des affaires.  45% des interrogés considèrent que les perspectives de 2019 sont en régression, 39% sans changement et 16% en amélioration.

Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, 17 juillet, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), le directeur général de l’APII a affirmé que les résultats du baromètre du climat des affaires 2018 présente une nette amélioration par rapport à l’édition 2017.  Pour lui,  les réponses des chefs d’ entreprise et/ou leurs gérants confirment cette amélioration.  Qui se traduit, également, par la progression dans le classement de la Tunisie sur Doing Business.

En effet, l’enquête a touché 367 entreprises industrielles stratifiées en secteurs, tranches d’emplois et gouvernorats, à partir de la base des données de l’APII qui comprend  5400 entreprises.  Pour assurer l’efficacité de l’étude, l’APII a eu recours à la méthode du porte-à -porte. Ainsi, le taux de réponse minimum est de 80% avec une marge d’erreur  de 5%.

Stabilité voire amélioration du chiffre d’affaires

En effet, les chefs d’entreprise interrogés  affirment  les faits suivants : 78 % estiment que le CA réalisé n’a ni régressé ni augmenté. 50% disent que le leur est en augmentation.  Alors que 28% des chefs d’entreprise affirment que leur chiffre d’affaires demeure constant.

Le baromètre signale également que 53% des entreprises ont déclaré avoir eu de nouveaux clients. Contre 35% qui affirment avoir perdu des clients importants. Les données affirment, entre autres, que les secteurs  des industries agroalimentaires, les IC et secteur des industries mécaniques, électriques, électroniques et plastiques (IME) sont les plus progressifs en termes de sauvegarde et de renouvellement des clients. En ce qui concerne les parts de marché relevées par l’enquête, 33% des entreprises sont majoritairement tributaires de la clientèle de l’Union européenne, 32% du marché local, 12% des marchés arabes et africains et 6% des marchés asiatiques et américains.

Et si on parlait ressources humaines ?

Selon le baromètre, 7 entreprises sur 10 affirment avoir recruté du personnel durant l’année 2018. Les secteurs qui ont recruté le plus sont les industries du Textile et Habillement (ITH), les IME et les industries chimiques (ICH). Par ailleurs, la formation a, bel et bien, sa place dans la stratégie des entreprises. Car 55% des entreprises enquêtées ont consenti un effort de formation.  Ce ratio avoisine les 80% dans les ICH et 70% dans les secteurs des industries agroalimentaires (IAA). 65% des interviewés n’ont pas évoqué une inadéquation des profils lors de l’opération de recrutement.  A noter que la majorité des recrutements a porté sur les ouvriers et les techniciens. 30% affirment avoir renforcé leurs effectifs par des ingénieurs ou autres.  Moins de 4 entreprises sur 10 affirment avoir lancé un nouveau produit (60% pour les ICH, plus de 50% pour les IME).

Facteurs favorables à l’investissement contre facteurs défavorables

Sur un autre volet, les facteurs jugés attractifs liés à l’environnement de l’entreprise ne manquent pas. A savoir, une main-d’oeuvre qualifiée (30%), la proximité des zones logistiques (25%) et à un degré moindre les avantages du développement régional (17%). Viennent ensuite le cadre de vie et la proximité des facteurs de production (28%).

D’après les interviewés, les services fournis par l’APII sont satisfaisants. Cela se confirme d’ailleurs avec le gain de huit places dans le dernier classement « Doing Business 2019 ».  Par contre, 84% des enquêtés jugent que le phénomène de la corruption est toujours en hausse.  Plus de 77% jugent que l’augmentation  du taux d’inflation et du TMM ont un effet préjudiciable sur l’investissement.

Pression fiscale : là où le bât blesse

En ce qui concerne la pression fiscale, 10% uniquement considèrent qu’elle est acceptable. Contre 23% qui estiment que les encouragements de l’Etat sont insuffisants. 13% affirment l’existence d’une inégalité fiscale entre les secteurs et 54% que la pression fiscale est lourde.  92.2% des interviewés ne sont pas satisfaits par la nouvelle loi sur l’investissement.  La raison en est qu’elle ne répond pas aux attentes des investisseurs.

 

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