Abir Moussi : « La défense des intérêts vitaux de la Tunisie est la priorité absolue du PDL »

Abir Moussi L'Economiste Maghrébin

Souvent présentée comme le symbole de l’ancien régime, Abir Moussi, présidente du parti destourien libre (PDL) sait faire parler d’elle, là où elle passe. Bien qu’attaquée de partout, même par ses anciens compagnons de route, sa cote de popularité ne fait que grimper. Elle est même à des niveaux d’intention de vote assez élevés.

Dans cette interview accordée à l’Economiste Maghrébin, Abir Moussi, se confie sur sa philosophie, ses principes, ses convictions, ses aspirations mais aussi sur les rapports qu’elle entretient avec les autres composantes de la scène politique. Extraits de l’Interview…

L’Economiste Maghrébin : vous progressez dans les sondages. Vous êtes à des niveaux d’intention de vote assez élevés. Vous occupez selon un récent sondage la 5ème place. Vous attendiez-vous à une telle percée ?

Abir Moussi : En tout état de cause je pars du principe selon lequel les sondages n’ont jamais réalisé une élection ou créer un événement politique, dans la mesure où rien n’est écrit d’avance, comme dans la vie, comme en politique. Cela dit, j’en prends acte, pour fournir davantage d’efforts afin de faire valoir mes convictions profondes et de les faire partage avec une majorité de Tunisiens et Tunisiennes qui ne se retrouvent pas dans cette voie qu’on leur a tracée en 2011.

Pour ainsi dire, j’attends beaucoup des Tunisiens et Tunisiennes qui méritent, à bien des égards, la considération, le respect pour leur capacité à faire la part du bon grain et de l’ivraie et de leur intelligence de loin plus élevée que ce qu’on leur attribue.

Au fond, vous avez peu d’alliés parmi la classe politique et même beaucoup de rivaux voire des ennemis. Il y a au moins un : Ennahdha dont vous avez fait votre ennemi juré. Serait-il à ce point infréquentable et dangereux pour la démocratie ?

D’abord, je tiens à souligner que mon premier allié c’est l’adhésion du Tunisien authentique et patriotique à notre cause commune, celle de défendre les acquis de l’Etat et de nourrir de vrais espoirs pour les générations futures. Tout le reste, ce ne sont que points de vue et conjectures.

Quant aux « frères Khwanjia », je considère que c’est une alliance contre nature que de mêler la politique aux croyances religieuses puis-qu’autant l’histoire que la raison nous enseignent que les deux mondes sont loin de servir mutuellement leurs causes respectives. C’est ce principe de base qui sous-tend notre position de principe au PDL.

A ce niveau, je tiens à rappeler les crimes et les préjudices profonds qu’ils ont causé aux Tunisiens : le recours aux assassinats politiques, les attaques terroristes dont ont été victimes nos forces de sécurité et notre Armée nationale, les civils innocents au Jbel Chaâmbi Jbel Ouergha et Semmama. Il ne faut pas non plus oublier de mentionner les tentatives d’embrigadement de nos enfants et nos jeunes à l’école, dans les mosquées et dans nos quartiers. Les exemples sont multiples à cet égard dont le dernier en date est celui de la caserne improvisée en école coranique de Regueb.

Tout cela a fortement nui à l’image de la Tunisie, jadis connue comme étant un exemple d’ouverture et de tolérance et a eu des des répercussions graves directes et indirectes sur l’économie en général et le tourisme en particulier. Bourguiba l’avait bien dit : « Ce qui nous sépare d’eux, ce sont quatorze siècles d’histoire ».

Et l’Histoire l’a bien montré à chaque fois que l’islam a été instrumentalisé à des fins politiques, le résultat a toujours été catastrophique aussi bien pour l’islam lui-même que pour les sociétés qui subissent cette tendance souvent étrangère aux vrais préceptes de l’islam.

En un mot, que diriez-vous de la démarche du PDL ?

La démarche du PDL est une démarche d’ouverture qui se fixe comme priorité absolue la défense des intérêts vitaux de la Tunisie

2 Commentaires

  1. Nous cherchons des solutions pour l’économie Tunisienne il faut commencer a utiliser ou plus tot a savoir extraire une valeur économique a partir des déchets biomasse ou des déchets Municipaux,les transformer en énergie,puis en industrie puis une mise en valeur de ces déchets puis produire de l’électricité tout cela c’est déja la création de l’industrie durable ,la valorisation sur le plan national et l’industrie a créer a l’export Il faut donc trouver des solutions et les solutions on ne va pas les mettre sur les bureaux des administrateurs Tunisiens et les bureaux de tous les ministéres ce sera trop tard avec le temps de réponse cinq ministéres pour chaque projet .Qui va donner l’ordre de les réunir car en cas de négation il faut expliquer le justificatif scientifique et les directeurs ,ni les ministres ne sont pas qualifies ils ont une autre formation,c’est pour cela que les autres pays captent les tetes les moins patientes a ne pas supporter le type de l’administration actuel que souvent on entend qu’elle est la meilleure c’est oui mais n’est pas qualifiée pour l’innovation il faut un conseil de professeurs qui sache capter l’interret immédiat des nouveaux projets sur le plan national et la possibilité de faire l’extension internationale. .A ce jour il faut cinq ministeres pour avoir un accord de principe pour un projet de mise en valeur de matiéres premiéres nationales telles qu’elles soient.Ou bien sur ramener des incubateurs de l’étrangers et que le porteur de l’idée aura quelques Dinars on appelle ca Start up aller voir combien de (startupeur) on subit des négations et Dieu sait si toutes fois ces derniers ne sont pas les premiers aucune vérification n’est possible,il y a une sorte d’inconscience de l’importance de ce que nos jeunes présentent . Les projets s’évaporent ailleurs .Je viens de donner ces exemples comme étant créateur de multiples entreprises de multiples industries en Tunisie aussi a l’export comme sous produit aussi comme process et bien sur des postes de travail pour nos étudiants diplomés et nos Hommes non diplomés. il est possible de ne pas citer cet exemple en passant directement a la facon de faire et a ne pas oublier réveillez ce capital intangible qui représente la vrai valeur du peuple Tunisien c’est cela notre richesse se ne sont pas nos terrains et surtout a trouver un processus national a la gestion de cette richesse Tunisienne. A tous les politiques ,la création des postes de travail ne se fait pas avec du copier coller de la Loi 72.Cette loi 72 est une application importée par un franchisé qui posséde un marché a l’étranger .Ce que nous voulons c’est une prise de conscience des politiques a respecter a sa juste valeur le travail des chercheurs Tunisiens et chercheurs indépendants,industriels Tunisiens ils sont créateurs de valeurs intellectuelles.Ces valeurs intellectuelles nécessitent une prise de conscience nationale politique a un encadrement Tuniso-Tunisiens a engager des dépenses sur le plan international pour 20 ans pour la protection de chaque innovation qui peut etre aussi un savoir faire enregistre sur le plan international comme aussi la mode les modeles .Ainsi permettre par la suite a la Tunisie d’avoir des apports en devises meilleurs que les publicités Touristiques (ce n’est qu’un exemple a ne pas le prendre comme consigne) .Aux USA la valeur de la propriété intellectuelle représente a elle seule 80% du capital de la création de la société et l’état se charge des 80% du crédit ou un actionnaire étranger ou national ,ici on dit aussi que l’attraction des investisseurs étrangers n’est pas un ou plusieurs concessions de terrains mais aussi exploitation de brevets et licences qui représentent 80% de la valeur de chaque projet a base ,comme propriété intellectuelle internationale (en Tunisie on ne met pas en valeur la propriete intellectuelle comme un sujet d’investissement et coopération internationale . Encore aux USA les innovations de ce genre ce sont elles qui sont a l’origine de 38% des postes de travail et n’en parlons pas de la création de la richesse nationale.A ce jour Google ,Microsoft le capital tangible ne dépasse pas 20% alors que le capital intangible qui est la propriété intellectuelle est de 80% dans le capital total de la société.Conclusion maintenant la focalisation est sur l’innovation et non sur la distribution des terrains ni l’occupation des terrain pour le solaire.

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