Faouzi Charfi : « Salma Baccar et Samir Taïeb ont choisi l’opportunisme politique »

Faouzi Charfi L'Economiste Maghrébin

Le parti Al Massar entend se démarquer par le nouveau souffle que lui a donné son congrès. L’objectif est mettre en avant la démocratie participative.

« Nous voulons une Tunisie différente », lance Faouzi Charfi, le nouveau secrétaire général du parti Al Massar, lors d’une conférence de presse donnée aujourd’hui au siège du parti.

Evoquant la question des élections législatives et de la Présidentielle, M. Charfi souligne que son parti demeure ouvert aux familles des progressistes et des modernises qui doivent jouer un rôle éminent durant la prochaine période. Il précise : « Nous sommes en discussion avec le mouvement citoyen Qadiroun, avec Tunisie en Avant de Abid Briki et bien d’autres… Car la Tunisie a besoin plus que jamais d’une nouvelle classe politique, œuvrant dans un climat sain, contrairement à ce qui se passe actuellement avec le tourisme parlementaire ».

Selon lui, il est important de mettre en avant des programmes, des projets sociétaux et  des visions économiques.

Il ajoute dans ce contexte : « Les enjeux sont cruciaux. Il est important de regrouper toute  initiative citoyenne à travers un front moderniste qui représente les Tunisiens. D’ailleurs, il est important de ne pas reproduire la dispersion de 2011. Et par conséquent, cela ne fera qu’affaiblir le camp des modernistes progressistes. »

Et de poursuivre : « Une nouvelle démocratie participative est possible. C’est ce qui fait notre force. Nous devons montrer qu’une nouvelle forme d’exercice démocratique peut exister. Et cela laissera le temps aux partis politiques de se renforcer à travers l’action de la société civile. »

Puis, interrogé sur le retrait de Samir Taïeb et de Salma Baccar du parti, M Charfi a répondu qu’ils assument leur choix. « Je vois mal Samir Taïeb et Salma Baccar quittant le parti pour une divergence notoire concernant des choix politiques. C’est plutôt le choix de faire partie du gouvernement dit d’union nationale qui a dicté leur décision. Car, Al Massar avait décidé de quitter ce gouvernement en juillet 2018 ». 

Faouzi Charfi : « Salma Baccar et Samir Taïeb ont tout fait pour que ce congrès n’ait pas lieu »

Il ajoute : « Je pense que ces deux personnes auraient dû quitter le parti en juillet 2018, il y a neuf mois de cela. Mais plus encore, ils ont tout fait pour que ce congrès n’ait pas lieu. Et pour qu’il soit entraîné directement dans une procédure d’intégration dans le nouveau parti constitué autour du chef du gouvernement. De ce fait, ils ont choisi l’opportunisme politique au lieu de défendre les vraies valeurs du parti et l’éthique politique. »

Il conclut : « Nous, à Al Massar, nous continuons à défendre les valeurs de la gauche sociale, de la gauche démocratique. Même si le chemin est difficile, ces valeurs finiront par triompher. Et le chemin facile, à savoir suivre un parti au pouvoir ne mènera nulle part. »

 

1 COMMENTAIRE

  1. À propos du dernier congrès d’El Massar

    [Il est désolant de constater à quel point la famille moderniste est désunie]
    Ah ! Si seulement elle mettait fin, en son sein, à la discorde, la mésentente et la zizanie
    Et retrouvait la fibre politique sans égo, ni amateurisme, ni chamaillerie
    C’est la seule voie possible permettant de sortir de la spirale de ses échecs en série
    Dont le dernier en date est la désintégration d’El Massar, le doyen de ses partis,
    Bientôt centenaire, conséquence de son dernier congrès duquel il est sorti affaibli
    S’il est vrai que la parité s’en est trouvée réalisée et ses cadres rajeunis
    Plusieurs militants éminents de la première heure ont été négligés, voire bannis
    Terrible coup pour tous ceux qui, comme moi, y ont cru jusqu’au bout et ont toujours voté pour lui
    Pendant que la famille obscurantiste aiguisait ses armes en catimini
    Contre la première nommée pour lui imposer, dans les élections, sa suprématie
    Mais, ne vous en faites pas, ils ne passeront pas, car, de leurs «taqiyâneries», c’en est fini
    Bien qu’elles perdurent en tant que composante de leur ADN et de leur stratégie
    L’Histoire a gardé en mémoire leur bilan pourri et leur blason s’en est trouvé terni
    On ne se fait pas piquer deux fois par le même scorpion, comme un célèbre hadith l’a dit

    Extrait de :

    https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/200219/au-revoir-abdelmajid

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