Qu’elle était verte ma commune !

En ce mois d’avril qui en est à ses premiers balbutiements, il faut se garder d’enlever un fil ; pas un seul comme dit l’adage.

A l’image de mars qui vient de nous quitter, et où le temps a alterné le bon et le moins bon, il pleut et c’est suffisant pour faire chaud au coeur à nos vaillants agriculteurs.  Mars-avril et les caprices d’un ciel instable ; ça monte avec vents et marées, pour mieux redescendre contre vents et marées !

Dire que le climat est toujours d’humeur changeante autant que les mœurs est tellement évident ! Un peu comme ses prix qui grimpent pour ne jamais redescendre. Forcément, cela vous met les nerfs à vif. Et puis, ce n’est pas tous les jours que quinze conseillers municipaux présentent une démission collégiale, comme ça, d’un coup.

Cela s’est passé à la municipalité du Bardo, et j’y vois un bol d’air frais qui en dit long sur le ras-le-bol qui prévaut dans les rangs de la nouvelle équipe municipale très en colère contre la gestion d’une présidente jugée inapte. Pas plus loin que le palais du Bardo lui-même, combien sont-ils tous ces inaptes qui ont en main le sort du pays ?

L’autre jour, c’étaient des hamams-soussiens très en colère qui se sont massés devant la mairie pour dénoncer l’incurie de leurs nouveaux édiles. L’équation inversée.

Que la cote d’un Kais Said, universitaire de son état, soit en hausse, c’est le dernier des soucis du citoyen lambda. Qu’un Mongi Rahoui veuille supplanter un Hamma Hammami qui se croyait intouchable, rien à cirer, même si le chouchou de ces dames crie toujours sur tous les toits que pour défendre le couffin de la ménagère, il n’a pas son pareil. Et ces états-majors politiques qui se mobilisent pour le grand soir, le jour(j), peut-être celui du jugement dernier, on n’en a cure…

Au Bardo, tout comme à Hammam-Sousse ou ailleurs du reste dans cette République malmenée et menacée, on se fiche éperdument de savoir qui s’alliera avec qui.

Lumières blafardes pour villes en mal de repères. Et il suffit de promener le regard sur ce que sont devenues nos cités au bout de huit années de gestion approximative où tout respire l’incompétence. Alors quand en plus, s’installent la violence et le laxisme, je vous laisse imaginer.

Bardo-Hammam-Sousse, deux exemples frappants d’un saccage méthodique, à tel point que l’on peut s’interroger : qu’est-il encore possible de faire, alors qu’il n’y a presque plus rien à faire ? Villes sinistrées et en détresse recherchent fonds et maires compétents.

Finalement, des cités qui nous ressemblent étrangement. Sale temps, vraiment.

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