Noureddine Taboubi plaide pour un pouvoir d’achat décent

Noureddine Taboubi - l'économiste maghrébin

La principale revendication de l’UGTT n’est autre que l’amélioration du pouvoir d’achat qui s’est dégradé depuis des années. C’est ce qu’affirme le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, lors de son intervention sur la chaîne Nessma TV, hier 21 novembre.

Dans le même contexte, Noureddine Taboubi a affiché sa surprise. Il s’attendait à des négociations sociales sans problème dans la fonction publique. Sauf que le Chef du gouvernement lui a signifié qu’il attendait l’aval du FMI pour  accorder les augmentations salariales.

Par ailleurs, l’intervenant a fait savoir que l’enjeu de la grève générale dépasse de loin les augmentations salariales et la cherté de la vie. C’est la souveraineté du pays qui est menacée vu que ce gouvernement se trouve coincé entre les revendications sociales légitimes de la population et les exigences des bailleurs de fonds, notamment le FMI.

Noureddine Taboubi n’est pas prêt à renoncer

Noureddine Taboubi est revenu sur la notion de la productivité. Il a affirmé que la centrale syndicale n’a pas plaidé contre la production et la productivité. Cependant, il rappelle que l’UGTT n’a jamais été responsable de la qualité et du nombre des recrutements dans la fonction publique. Son rôle consiste à protéger et à assurer des conditions de travail décentes. Pour assurer une bonne productivité, plusieurs conditions sont nécessaires, à l’instar du transport public. Par ailleurs, il a assuré que la grève générale sera pacifique. Il a annoncé qu’une commission administrative nationale se tiendra, samedi, pour évaluer la situation. Et prévoir d’autres formes de militantisme.

Il est revenu sur la relation entre l’UGTT et le chef du gouvernement. Il  rappelle que l’UGTT a soutenu le Chef du gouvernement au début. Plus tard, étant donné que ce gouvernement n’a pas effectué les réformes structurelles qui s’imposaient, la confiance a commencé à s’étioler progressivement.

Noureddine Taboubi affiche son pessimisme quant à la prochaine période. Pour lui la Tunisie s’apprête à vivre des moments très critiques. La prochaine période nécessite plus de sagesse et de savoir-faire. Quant aux augmentations salariales, elles sont un droit acquis auquel il est inadmissible de renoncer.

 

 

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