Les réseaux sociaux : un outil pour détecter la dépression ? 

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La dépression est une maladie en constante augmentation, et ce, partout dans le monde . S’exprimant à travers une large palette de symptômes émotionnels et physiques, son diagnostic ne se fait pas sans difficulté dans certains cas.  Sous-diagnostiquée et sous-traitée, il est de ce fait  nécessaire d’élargir la portée des méthodes de dépistage actuelles, afin d’améliorer sa prise en charge.
Partant de ce constat, des scientifiques ont cherché à vérifier si les  algorithmes des réseaux pouvaient aider à détecter les  signaux d’alarme linguistiques de la maladie avant qu’un diagnostic médical ne soit posé.
Pour ce faire des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie et de Stony Brook ont recruté plus de 600 volontaires dont les publications Facebook et les dossiers médicaux ont été analysés.
Ainsi plus de 500 000 données ont été analysées de manière à créer des algorithmes en se basant sur des mots clés faisant référence à des émotions. Environ  200  sujets ont été modélisés afin d’explorer les marqueurs de langage associés à la dépression. Les scientifiques ont constaté que les prédicteurs linguistiques de la dépression comprennent les processus émotionnels (tristesse), interpersonnels (solitude, hostilité) et cognitifs (préoccupation de soi, rumination).
En se basant sur cet outil simple, la prédiction d’une dépression future était possible jusqu’à 3 mois avant sa première documentation chez un médecin.
L’étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) souligne de ce fait que des posts Facebook pourraient permettre d’améliorer le dépistage de la dépression.
« Ce que les gens écrivent sur les réseaux sociaux et en ligne représente un aspect de la vie auquel il est très difficile d’accéder en médecine et en recherche », explique  H. Andrew Schwartz, auteur principal de l’étude. « Il s’agit d’une dimension relativement peu exploitée par rapport aux marqueurs biophysiques de la maladie »,  ajoute-t-il.
Cet outil semble s’adresser à tous les  internautes quel que soit l’endroit où ils e trouvent . En Tunisie, le ministère de la Santé a rendu public en 2017 des chiffres selon lesquels 8% de la population tunisienne souffrent de dépression.
Au vu de ces chiffres qui augmentent jour après jour , verrons-nous les réseaux sociaux, notamment  Facebook, comme un moyen pour lutter contre la dépression?

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