La dernière tribune de Jamal Khashoggi rend hommage à la Tunisie

Jamal-Khashoggi

Avant de publier le dernier article de Jamal Khashoggi, Karen Attiah, Global Opinions Editor du Washington Post, a précisé qu’elle avait reçu cette chronique le lendemain de la disparition de Jamal à Istanbul. Si elle n’a pas publié cette tribune plus tôt, c’est parce qu’elle espérait son retour.

Hier, elle a compris qu’il n’allait pas revenir et a préféré la publier. Elle illustre parfaitement son engagement et sa passion pour la liberté d’expression dans le monde arabe.

Dans cette tribune, Jamal Khashoggi critique la liberté d’expression de la presse et des médias dans beaucoup de pays arabes. Il a aussi rendu hommage à l’exemple tunisien, puisque d’après lui c’est le seul pays où cette liberté existe.

Jamal Khashoggi est mort en défendant la liberté d’expression dans les pays arabes

« J’ai récemment consulté sur Internet le rapport intitulé Liberté dans le monde publié en 2018 par FREEDOM House. Ceci qui m’a amené à un triste constat. Un seul Etat du Monde arabe figure dans la catégorie Libre. Il s’agit de la Tunisie. Par contre, la Jordanie, le Maroc et le Koweït sont qualifiés de partiellement libres« , avait-il écrit en introduction de cette tribune.

D’après lui, le printemps arabe avait apporté l’espoir aux pays arabes de s’émanciper du joug de l’autoritarisme. L’espoir d’un avenir meilleur et « d’une société libre et brillante ».  » Ces attentes ont été rapidement brisées ; ces sociétés sont retombées dans l’ancien statu quo ou dans des conditions encore plus rudes qu’auparavant ».

Selon lui, les gouvernements arabes réduisent au silence les médias et censurent l’information et il reproche aux pays « en partie libres » comme la Tunisie et le Koweït de ne pas porter la voix du grand monde arabe mais de se concentrer sur les problèmes nationaux. « Ils hésitent à fournir une tribune aux journalistes d’Arabie Saoudite, d’Egypte et du Yémen « , affirme-t-il.

Enfin, il conseille de moderniser les médias et d’offrir plus de tribunes aux journalistes arabes afin de cultiver la population. Ces citoyens ordinaires du monde arabe « seraient ainsi en mesure de s’attaquer aux problèmes structurels auxquels leur société est confrontée » , avait-il écrit comme conclusion.

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