Ridha Chalghoum : une loi de finances 2019 sans augmentation d’impôts

Ridha Chalghoum L'Economiste Maghrebin

L’Etat envisage la réduction du déficit budgétaire pour s’établir à 3,9% en 2019, contre 4,9% en 2018. Il envisage, également, la réduction du taux d’endettement pour atteindre moins de 70%. 

C’est Ridha Chalghoum, ministre des Finances, qui a lui-même annoncé ces précisions aujourd’hui, sur les ondes radiophoniques.

Ainsi, pour Ridha Chalghoum le budget de l’Etat 2019 atteindra les 40 milliards de dinars en prévision d’une croissance de 3%.

Et de préciser que le service de la dette en 2019 accaparera 9000 MDT contre 7970 MDT en 2018. En outre, 2100 MDT seront alloués à la subvention des hydrocarbures et 1800 MDT à la subvention des produits de base.

Cette amélioration des ressources propres de l’Etat laissera la voie au financement des entreprises auprès des banques, a-t-il indiqué.

Ridha Chalghoum : la masse salariale représentera 40% des dépenses de l’Etat en 2019

S’agissant de la masse salariale, le ministre a indiqué qu’elle représentera 40% des dépenses de l’Etat. Dans ce sens, il a fait savoir que les salaires de la fonction publique sont très bas.

Par contre, le nombre des fonctionnaires est, selon ses dires, élevé par rapport aux besoins.

Dans le même sillage, Ridha Chalghoum a annoncé une amélioration des fonds propres de 16%. Ainsi, on a pu faire face à la hausse des prix des hydrocarbures et prendre des mesures au profit de certaines catégories sociales.

Par ailleurs, l’Etat se financera moins sur le marché local par rapport aux années précédentes. De ce fait, 2200 MDT de bons du Trésor assimilables sont programmés dont 1604 MDT seulement seront pris.

Au final, il a assuré que l’absence d’augmentation des impôts caractérisera la loi de finances 2019 (LF).

Revenant sur la LF 2018, le ministre a rappelé que le déficit budgétaire et l’endettement sont parmi les principaux indicateurs ayant imposé des orientations et des mesures bien déterminées pour l’élaboration de cette loi.

Sachant que la hausse du prix du baril de pétrole a été un choc. Ainsi, elle a conduit à des besoins supplémentaires de l’ordre de 4200 MDT pour le financement budgétaire.

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