Décès de Mongi Kooli : départ d’un militant sincère

Fark Mongi Kooli L'Economiste Maghrebin

Etudiant en droit à Paris, Mongi Kooli est, dans les années cinquante,  dans le cercle des jeunes qui entourent le premier président de la République tunisienne qu’il ne quittera jamais. Il quittera ainsi en 1987, les allées du pouvoir, avec la déposition du leader Habib Bourguiba, Se consacrant à sa profession d’avocat. 

Ce n’est pas –pas du tout- se résigner à adopter ce style d’écriture qui va comme un gant aux nécrologies que de dire que la Tunisie a perdu en ce jeudi 14 juin 2018 un de ses militants parmi les plus sincères qui a consacré l’essentiel de sa vie à se battre pour l’indépendance du pays et à construire autour de Bourguiba  un Etat moderne.

Né en 1930 dans le Sahel tunisien (à Ksar Hellal), il vient au monde quatre ans avant que Bourguiba ne vienne dans ce village fonder le Néo-Destour.  La vie de Mongi Kooli, puisque c’est de lui évidement qu’il s’agit, se confond avec celle du père de l’indépendance de la Tunisie.

Etudiant en droit à Paris, Mongi Kooli est, dans les années cinquante,  dans le cercle des jeunes qui entourent le premier président de la République tunisienne qu’il ne quittera jamais.

Mongi Kooli a fui les clans comme la peste

Faisant partie des militants qui font leur petit bonhomme de chemin avec Bourguiba avant l’indépendance, c’est donc tout naturellement que ce dernier choisit Mongi Kooli pour occuper des fonctions au sein de l’appareil de l’Etat.

Admirant sans doute son sens du devoir, son abnégation  et son humilité, Bourguiba le nommera à divers postes (gouverneur, ministre, ambassadeur, directeur de la Sûreté nationale et directeur du Parti Socialiste Destourien (PSD). Le leader fera de lui  même son Représentant personnel.

Ce parcours, il le rencontre dans ses mémoires (« Au Service de la République » parues en  2012) et dans lesquelles il présente les moments les plus importants d’une vie publique dans laquelle il a fui les clans comme la peste.

Un parcours qu’il a édifié à la force du poignet. Un parcours qui ressemble beaucoup à ces hommes qui ne sont pas nés, comme on dit, avec une cuillère en argent dans la bouche : il perd son père à l’âge de 10 ans et ne fera des études que grâce à cette solidarité familiale qui a droit de cité dans cette Tunisie profonde d’antan.

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Publié le 14/06/2018 à 22:04

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